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Pour Castaner, les pompiers ne doivent pas "refuser d'intervenir" même en cas d'insécurité

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner dans la cour de l'Elysée, le 7 novembre 2019

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner dans la cour de l'Elysée, le 7 novembre 2019 - Alain JOCARD / AFP

En déplacement dans le Tarn-et-Garonne ce vendredi, le ministre de l'Intérieur a appelé les pompiers à "porter plainte de manière systématique" en cas d'agression.

Un peu plus d'un mois après avoir assisté au Congrès national des sapeurs-pompiers qui se tenait le 21 septembre dernier à Vannes, le ministre de l'Intérieur était ce jeudi à Montauban pour visiter un centre expérimental de coordination entre les pompiers du Tarn-et-Garonne et le SAMU du département. L'occasion pour Christophe Castaner d'évoquer une nouvelle fois les problèmes de sécurité auxquels les secouristes sont de plus en plus confrontés sur le terrain.

Interrogé sur France Bleu au sujet de la multiplication des agressions de pompiers, notamment à Castres la semaine dernière et à Chanteloup-les-Vignes, le ministre a estimé qu'"ils ne doivent pas" refuser d'intervenir même lorsqu'ils risquent d'être victimes de violences, et "ne le font pas". 

Il y a "des endroits, où avant d’intervenir, ils doivent attendre la présence des policiers ou des gendarmes pour les protéger", a rappelé Christophe Castaner qui précise que "dans les quartiers sensibles, nous avons demandé aux préfets de faire une cartographie".

Des caméras-piétons en cours d'expérimentation

Le locataire de la place Beauvau a par ailleurs rappelé qu'une expérimentation de caméras-piétons, dont sont aujourd'hui équipés les gendarmes et les policiers, était en cours "depuis un mois et demi". "C’est un élément qui doit nous permettre de faire de la prévention [...] et de la judiciarisation", a estimé Christophe Castaner qui appelle les pompiers à "porter plainte de manière systématique" en cas d'agression.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs mis en doute une éventuelle augmentation du nombre d'agressions visant les sapeurs-pompiers, considérant que "ce sont les plaintes qui augmentent, et c'est une bonne chose".

"On ne mesure pas forcément une augmentation du nombre d’agressions. Plus de la moitié des agressions sont issues des personnes que l’on vient secourir elles-mêmes, qui sont dans un état qui peut être personnel, qui peut être lié à la drogue, à l’alcool ou à des problèmes psychologiques ou psychiatriques", a-t-il expliqué.
Mélanie Rostagnat