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Patrick Balkany fixé ce mercredi sur sa deuxième demande de remise en liberté

La cour d'appel rend son arrêt ce mercredi matin concernant la deuxième demande de remise en liberté de Patrick Balkany. Le 28 octobre dernier, la première demande de l'élu avait été acceptée mais sa libération avait été conditionnée au paiement d'une caution de 500.000 euros.

Patrick Balkany libre... sur le papier? C'est tout l'enjeu du nouveau rendez-vous judiciaire qui attend ce mercredi Patrick Balkany. La cour d'appel de Paris rend son délibéré pour la deuxième demande de remise en liberté déposée par l'élu à la suite de sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour blanchiment de fraude fiscale. Ce 18 octobre, le tribunal correctionnel de Paris avait également décerné un mandat de dépôt. 

Il y a tout juste une semaine, le 5 novembre, Patrick Balkany est venu défendre lui-même sa demande. Amaigri, hagard, l'élu, incarcéré depuis deux mois, a rappelé ses ennuis de santé incompatibles, selon lui, avec la vie en prison. "Quant à ma demande du jour, c’est la même que la dernière fois, a énoncé Patrick Balkany. Je souffre toujours beaucoup." Il a toutefois refusé d'évoquer le fond du dossier, le blanchiment de fraude fiscale.

Problèmes de santé

En effet, le 22 octobre, Patrick Balkany était venu argumenter sa première demande de remise en liberté, celle-ci portant sur sa condamnation pour fraude fiscale. Lors de l'audience, le maire de Levallois-Perret avait détaillé ses problèmes de santé: une tumeur au dos opérée, des problèmes au coeur, des troubles de la tension. "Je souffre le martyr", avait-il conclu, réclamant "un peu d'humanité" à la justice. 

Cette demande avait été entendue, la cour d'appel l'avait acceptée. Toutefois, Patrick Balkany était resté en prison, toujours sous le coup de ce second mandat de dépôt. La justice avait également fixé des conditions strictes à une éventuelle libération, notamment le paiement d'une caution de 500.000 euros. Un cautionnement qui "pose problème", a fait observer l'avocat de Patrick Balkany, Me Eric Dupond-Moretti, tandis que tous les comptes du couple ont été saisis.

"Nous n'avons plus un rond. Ni en France, ni à l'étranger", avait aussi fait valoir l'intéressé.

Une caution de 500.000 euros

La semaine dernière, trois Levalloisiens ont créé une association de soutien à Patrick Balkany, officiellement reconnue au Journal officiel samedi. Son objet: permettre à l’édile, condamné en première instance pour blanchiment et fraude fiscale, de "s’acquitter des frais auxquels il doit faire face dans le cadre des procédures judiciaires dont il est l’objet et notamment des cautions qui permettront sa sortie de prison". A l'heure qu'il est, la somme de 500.000 euros n'a pas été réunie, selon Isabelle Balkany.

Si la deuxième demande de remise en liberté de Patrick Balkany était acceptée et si la caution était intégralement versée à la justice, l'élu sera soumis à un contrôle judiciaire strict. Dans ce cas, cette libération sera assortie d'une olbigation de ne pas quitter le territoire, de pointer une fois par semaine à la gendarmerie la plus proche de son domicile dans l'Eure à Giverny, où il devra fixer sa résidence. Il aura également interdiction de se rendre en région parisienne, et notamment dans son fief de Levallois-Perret.

Justine Chevalier