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Partage d'images illégalement obtenues: la saisine du juge d'instruction dans l'affaire Benalla étendue 

Tribunal de grande instance de Paris.

Tribunal de grande instance de Paris. - AFP

Le parquet de Paris a choisi ce vendredi d'étendre la saisine du juge d'instruction dans le cadre de l'affaire Benalla aux chefs de recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo protection, et recel de violation du secret professionnel.

Ce jeudi, Mediapart révélait que des comptes Twitter soutenant La République en marche et Emmanuel Macron avaient relayé des extraits de la vidéosurveillance de l'intervention du 1er mai Place de la Contrescarpe, images illégalement obtenues par Alexandre Benalla auprès de la préfecture sitôt ses agissements à cette date connus par voie de presse, dans la nuit du mercredi au jeudi de la semaine dernière, soit dans les heures qui ont suivi le début du scandale. Ces publications avaient été supprimées peu après.

Une répercussion judiciaire 

Or, mercredi soir dernier, après avoir reçu la copie des images en question, Alexandre Benalla avait transmis le CD sur lequel elles étaient enregistrées au conseiller spécial d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, ce que l'Elysée a confirmé. Ces partages ont donc été réalisés après que le palais présidentiel soit entré en possession de ces données. 

Cette découverte a déjà une répercussion judiciaire. Selon nos informations, recueillies auprès du parquet de Paris, celui-ci a étendu ce vendredi la saisine du juge d'instruction, au titre d'un réquisitoire supplétif contre X, aux faits de recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo protection, et recel de violation du secret professionnel, pour des faits commis entre les 18 et 20 juillet.

Mélanie Vecchio avec R.V.