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Paris: deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

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Image d'illustration. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

D'après les informations du site Les Jours, ils sont soupçonnés d'avoir "racketté des dealers, revendu de la drogue et blanchi l'argent gagné par ce biais".

Deux fonctionnaires de police du 18e arrondissement de Paris, dont l'un a été incarcéré, ont été mis en examen vendredi pour "trafic de stupéfiants" et "corruption", a indiqué ce samedi une source judiciaire. Elle confirmait une information du site Les Jours, qui évoque des soupçons de racket de dealers et de revente de drogue.

Les deux policiers ont été mis en examen dans une information judiciaire ouverte notamment pour corruption passive par personne dépositaire de l'autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers, faux en écriture publique, violation du secret professionnel et association de malfaiteurs, a détaillé la source judiciaire. Deux autres suspects qui ne sont pas policiers ont également été mis en examen.

Le parquet de Paris avait requis l'incarcération des quatre protagonistes. Deux d'entre eux, dont un policier ont finalement été placés en détention provisoire tandis que les deux autres sont soumis à un contrôle judiciaire.

Soupçonnés d'avoir racketté des dealers

Selon le site Les Jours, les deux policiers mis en cause font partie de la brigade anticriminalité, la "BAC" du 18e arrondissement de Paris.

"Ils sont soupçonnés d'avoir racketté des dealers, revendu de la drogue et blanchi l'argent gagné par ce biais", affirme le média en ligne dans un article publié vendredi.

L'affaire, partie d'une dénonciation pour des soupçons de corruption visant un brigadier de police, avait d'abord conduit à l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", selon la source judiciaire. Les investigations se sont ensuite poursuivies sous l'autorité d'un juge d'instruction qui a donc procédé à ces mises en examen vendredi.

Mélanie Rostagnat avec AFP