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Marseille : deux policiers municipaux mis en examen après avoir tiré sur un suspect

Des policiers municipaux armés patrouillent dans les rues de Toulouse (Photo d'illustration) - Georges Gobet - AFP

Des policiers municipaux armés patrouillent dans les rues de Toulouse (Photo d'illustration) - Georges Gobet - AFP - -

Alors qu'il essayait de s'enfuir en voiture, un individu a été gravement blessé à la gorge et au bras par un tir policier, dimanche dernier à Marseille. Deux policiers municipaux sont mis en examen dans cette affaire.

Deux policiers municipaux de Marseille ont été mis en examen après avoir tiré sur un suspect qui refusait d'obtempérer et a été grièvement blessé, a-t-on appris lundi de source judiciaire, confirmant une information de La Provence.

Les deux policiers ont été "mis en examen pour violences volontaires avec arme ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours", a déclaré le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux. Ils ont été "placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de porter ou de détenir une arme et d'entrer en contact avec la victime".

Des policiers "aguerris"

Les faits se sont déroulés le dernier dimanche d'avril sur un boulevard, a rappelé La Provence, qui a révélé ces mises en examen : le suspect au volant d'une voiture, a cherché à s'enfuir, faisant notamment une marche arrière en direction des policiers. Il a été blessé grièvement par balles à la gorge et au bras.

La police municipale marseillaise, la plus importante de France en terme d'effectifs, avec 439 agents, est équipée depuis 2015 d'armes à feu, des revolvers de calibre 38. Il s'agit des premiers tirs enregistrés sur des suspects, selon un représentant syndical.

Les deux fonctionnaires mis en examen sont des fonctionnaires aguerris, qui travaillent depuis plusieurs années dans la police municipale marseillaise, selon cette source. L'emploi de l'arme "est encadré" et les policiers municipaux, équipés de caméras individuelles, reçoivent des formations spécifiques, a-t-elle précisé.

La mairie de Marseille a indiqué "ne pas souhaiter commenter une enquête en cours". 

Jeanne Bulant avec AFP