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Octogénaire poignardée et brûlée: deux hommes mis en examen et écroués

L'immeuble où vivait Murielle Knoll, dans le 11e arrondissement de Paris.

L'immeuble où vivait Murielle Knoll, dans le 11e arrondissement de Paris. - BFMTV

Deux suspects ont été mis en examen pour "homicide volontaire" à caractère antisémite et écroués dans l'enquête sur le meurtre vendredi d'une octogénaire juive à Paris. Selon nos informations, ils avaient pour projet de la cambrioler.

Les deux individus de 22 et 29 ans placés en garde à vue puis déférés lundi soir après la mort de Mireille Knoll, une octogénaire de confession juive retrouvée poignardée dans son appartement incendié à Paris, ont été mis en examen des chefs d'homicide volontaire à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion, vol aggravé par trois circonstances et dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux.

Ils ont été placés en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet, a appris BFMTV de source judiciaire. 

Volonté de cambrioler leur victime

Le corps de Mireille Knoll, âgée de 85 ans et rescapée de la rafle du Vel d'Hiv de 1942, a été retrouvé vendredi lardé de coups de couteau et en partie brûlé dans son appartement incendié à Paris.

Selon nos informations, les deux suspects voulaient cambrioler Mireille Knoll. L’un des deux suspects, un voisin de 29 ans, a eu un comportement à caractère antisémite. Par ailleurs, il était sorti de prison en septembre 2017 pour des faits d’agression sexuelle sur mineure. L'autre suspect, âgé de 22 ans, est un SDF. Les deux individus étaient en relation. Ils se sont mutuellement accusés pendant leurs gardes à vue. 

Discussion avec un jeune homme 

Gilles-William Goldnadel, l'avocat de la famille de la victime, a expliqué sur BFMTV que l'un des fils de Mireille Knoll était allé voir sa mère vendredi. Selon lui, elle se trouvait alors en pleine discussion avec un jeune homme, prénommé Yassine. 

"Elle semblait en confiance, ils sont restés quelques temps ensemble, puis il est parti. Quelques heures plus tard on l'a appelé pour lui dire que l'appartement était en feu, il y est allé. On lui a dit que c'était un incendie criminel car il y avait plusieurs départs de feu. On lui a dit progressivement que sa mère était morte puis qu'elle avait été lardée de coups de couteau", a raconté Gilles-William Goldnadel. 
A.S. avec Sarah-Lou Cohen et Mélanie Bertrand