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Octogénaire morte brûlée dans son appartement à Paris: deux suspects en garde à vue

Les deux individus placés en garde à vue après la mort d'une octogénaire de confession juive à Paris, retrouvée poignardée dans son appartement incendié, ont été déférés. Le parquet de Paris retient le caractère antisémite.

Les deux individus de 22 et 29 ans placés en garde à vue après la mort d'une octogénaire de confession juive à Paris, retrouvée poignardée dans son appartement incendié, ont été déférés. Le parquet de Paris retient le caractère antisémite. Une information judiciaire des chefs d'assassinat à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur une personne vulnérable, vol aggravé par trois circonstances, dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes a été ouverte.

Le parquet de Paris a pris des réquisitions au fin de placement en détention provisoire des deux individus.

L'homme de 22 ans avait été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi. Celui de 29 ans, habitant dans l'immeuble de la victime, l'avait été samedi. Ce premier suspect est connu de la police pour des faits de violence. 

Selon nos informations, la victime de 85 ans a reçu 11 coups de couteau. Plusieurs départs de feu, au moins quatre, ont également été constatés dans son appartement. Par ailleurs, l'appartement était verrouillé, mais les clés ont été retrouvées à l'extérieur. Compte tenu de ces détails, une enquête pour meurtre a été ouverte. 

Une vengeance? 

Ces dernières semaines, l'octogénaire avait déposé une main courante au commissariat du quartier pour signaler un riverain qui menaçait de la brûler. Ce lundi, la Licra demande dans un communiqué à ce que "toute la lumière soit faite" sur la mort de cette femme de 85 ans, "survivante de la barbarie nazie" et rescapée de la rafle du Vel-d'Hiv.

D'après une source policière, il pourrait s'agir d'une vengeance. Le principal suspect avait été condamné pour attouchements sexuels sur une mineure de 12 ans, hébergée avec sa mère chez l'octogénaire. Par ailleurs, ce même individu avait déjà menacé mi-février de brûler l'immeuble et aurait été vu sur les lieux, peu avant l'incendie. 

Cette affaire intervient alors que le mobile antisémite vient d'être retenu pour le meurtre de Sarah Halimi. Cette juive orthodoxe de 65 ans avait été tuée en avril 2017 par un voisin qui l'avait défenestrée tout en criant "Allahou Akbar". 

C.B avec Barthélémy Bolo