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Notre-Dame de Paris: comment travaillent les enquêteurs

Quinze enquêteurs de la Brigade criminelle restent mobilisés 24h/24 pour tenter de déterminer les causes de l'incendie qui a frappé la cathédrale le 15 avril dernier.

Deux mois après l'incendie qui a ravagé la charpente de Notre-Dame de Paris, l'enquête se poursuit pour en déterminer les causes précises. Si la piste criminelle a été définitivement écartée, l'hypothèse d'un court-circuit électrique ou d'un mégot de cigarette, et d'éventuels dysfonctionnements du dispositif de sécurité est privilégiée.

L'enquête, qui mobilise encore 15 officiers de la Brigade criminelle 24h/24, doit permettre d'expliquer comment l'incendie s'est déclenché et pourquoi le départ du feu n'a pas été précisément détecté. Il est en effet établi que l'un des employés qui travaillait dans le PC sécurité a mal évalué le lieu de l'origine des flammes.

Une enquête laborieuse

D'après nos informations, les constatations sur place, qui sont désormais terminées, ont permis de réunir pas moins de 100 scellés, tandis qu'une centaine d'auditions ont été réalisées par les enquêteurs.

"Le travail d'enquête risque d'être laborieux car un grand nombre d'éléments prélevés vont s'avérer inutiles ou ne pas avoir de pertinence", estime Guillaume Groult, secrétaire adjoint du syndicat de police scientifique.

Depuis l'incendie du 15 avril dernier, entre 60 et 150 ouvriers s'affairent sur le chantier, continuant d'évacuer les gravats et de stabiliser la structure. Le monument est toujours dans sa phase de consolidation: deux grandes bâches temporaires et des filets ont été posées au-dessus de la nef et du choeur, et les pignons nord et sud ont été consolidés.

Ce samedi, une messe en nombre restreint sera célébrée à 18 heures dans l'édifice religieux, la première depuis l'incendie.

Mélanie Rostagnat avec Sarah-Lou Cohen