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Nice teste la reconnaissance faciale dans l'espace public

La technologie de reconnaissance faciale d'Amazon fait une nouvelle fois l'objet de critiques.

La technologie de reconnaissance faciale d'Amazon fait une nouvelle fois l'objet de critiques. - DAVID MCNEW / AFP

Le maire de la ville, Christian Estrosi, a annoncé tester cette nouvelle technologie lors du carnaval de Nice. Il a reçu l'accord de la CNIL, sous respect de certaines conditions.

La ville de Nice a reçu le feu vert de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pour tester un système de reconnaissance faciale sur la voie publique, via ses caméras de vidéo-protection, a indiqué lundi son maire Christian Estrosi.

"Première en France"

Dans le cadre de la 135e édition du carnaval de Nice, la ville va tester ce mardi et pendant deux jours le logiciel de reconnaissance faciale. Une "première en France" sur la voie publique, selon l’édile niçois.

L'expérimentation va permettre de tester différents scénarios, comme celui d'un enfant perdu dans la foule ou d'une personne recherchée, en mettant en oeuvre six caméras de vidéo-surveillance positionnées sur un périmètre de test dans l'enceinte du carnaval.

1000 cobayes

Un millier de personnes se sont portées volontaires pour jouer le rôle de "cobaye". Les personnes qui ne seront pas volontaires auront le visage flouté et ne seront pas reconnaissables sur les images. La CNIL a également imposé la pose de panneaux informatifs pendant cette expérimentation.

“Dès l’instant où ce sont des volontaires et ce n’est connecté à aucun fichier, la CNIL ne peut que dire oui à cette expérimentation de ce type. Ce qui sera efficace, c’est la jonction entre ça et des fichiers, mais on ne sait pas quel fichier et c’est bien là le fond du problème”, a fait remarquer à BFMTV Patrick Allemand, élu socialiste d’opposition à Nice.

Un rapport dans deux mois

Une question à laquelle la municipalité de Nice promet d'apporter des réponses. À l'issue de l’expérimentation, un rapport sera remis à la CNIL, aux parlementaires et au gouvernement, dans un délai de deux mois.

Déjà en décembre, Christian Estrosi avait demandé au préfet de lui fournir la liste des "fichés S" de sa ville, afin de "pouvoir suivre toutes les allées et venues, dans les transports en commun, dans les artères, dans les lieux publics, des individus en question", via un logiciel de reconnaissance faciale qui serait relié à l'ensemble des caméras de la ville.

Avec AFP