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Police-Justice

Nantes: une enquête ouverte après une série de piqûres en boîte de nuit

Une boîte de nuit (photo d'illustration)

Une boîte de nuit (photo d'illustration) - Linh Pham / AFP

Selon le procureur de la République, 23 personnes ont signalé avoir été victimes de piqûres en boîte entre le 16 février et le 13 mars, dans huit établissements de Nantes.

Le parquet de Nantes a ouvert une enquête sur de mystérieuses piqûres en boîte de nuit, dont 23 jeunes ont signalé avoir été victimes ces dernières semaines, a fait savoir ce lundi le procureur de la République.

Selon le procureur, entre le 16 février et le 13 mars, vingt femmes et trois hommes âgés de 18 à 20 ans ont signalé avoir été "piqués" au cours de soirées dans huit établissements nocturnes de Nantes.

Sur les 16 prélèvements effectués dans la foulée, sept premiers résultats sont négatifs au GHB (surnommé la "drogue du violeur"), a affirmé Renaud Gaudeul lors d'un point presse. Les neuf autres échantillons doivent être analysés "dans les prochains jours".

"Dans aucun des 23 cas il n'est rapporté de suspicion d'agression sexuelle", a précisé le procureur.

Dix-sept plaintes déposées

Dix-sept plaintes ont été déposées, d'après le décompte du parquet, qui a ouvert une enquête pour "administration de substance nuisible à la santé" et "violence volontaire avec arme".

"Dans la majorité des cas", la présence d'une piqûre sur les bras, épaules, jambes, hanches ou fesses des victimes a été "objectivée médicalement", selon la même source.

L'origine des piqûres n'est pourtant pas connue. "Aucune seringue n'a été trouvée sur place" ou vue sur les enregistrements de vidéosurveillance, indique Renaud Gaudeul.

"Les investigations se poursuivent. Les services de police sont extrêmement mobilisés et la surveillance dans les établissements est renforcée", a encore assuré le procureur.

Un individu avait été placé en garde à vue fin février dans le cadre de cette enquête. Il avait été libéré sans poursuite "après quelques heures".

E.F. avec AFP