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Mort d'Élisa Pilarski, tuée par des chiens: l'avocate de la famille appelle à ne pas "instrumentaliser ce drame"

En attendant les résultats de l'enquête destinée à déterminer quels chiens peuvent être responsables de la mort d'Élisa Pilarski, l'avocate de la famille de la victime appelle à ne pas spéculer sur la mort de la jeune femme.

Le 16 novembre, Élisa Pilarski était retrouvée morte par son compagnon, dans la forêt de Reitz, dans l'Aisne. Âgée de 29 ans, elle était alors enceinte de six mois et a succombé à des morsures de canidé. L'enquête doit désormais déterminer si elle a été tuée par son propre chien, une meute de chiens à courre présente ce jour-là dans la forêt, ou des chiens errants. 

"Pour l'instant tout le monde parle beaucoup sur des hypothèses, sur des élucubrations... Mais attendons le résultat des expertises !" avertit sur BFMTV Caty Richard, avocate de la famille d'Élisa Pilarski.

L'affaire a en effet rapidement tourné en un débat pour ou contre la chasse à courre. Le compagnon d'Élisa Pilarski a d'ailleurs lui-même évoqué la possible responsabilité de ces chiens dans la mort de sa femme, tandis que les amateurs de chasse assurent depuis le drame que ces animaux n'auraient jamais attaqué un humain.

"Aucune conclusion définitive n'a été rendue"

"Je souhaiterais qu'il ne s'agisse pas de 'l'affaire d'Élisa', mais d'abord d'un drame familial", ajoute l'avocate, "et j'appelle absolument à ce que l'on n'instrumentalise pas ce drame familial, d'autant qu'aucune conclusion définitive n'a été rendue".

Afin d’identifier les auteurs des morsures, un nombre très important de prélèvements génétiques a été effectué sur 67 chiens, mais les résultats ne sont pas encore connus. Une information judiciaire est actuellement ouverte pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens".

Salomé Vincendon