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Militaires renversés à Levallois-Perret: "J'en reviens pas", confie l'oncle du suspect

La voiture du suspect.

La voiture du suspect. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

DOCUMENT BFMTV - Au lendemain de l'arrestation d'un suspect dans l'enquête sur l'attaque des militaires à Levallois-Perret, son oncle exprime son incompréhension.

"C'était un gamin très bien, il venait chez nous, il était très gentil." Mohammed, l'oncle du principal suspect dans l'affaire des militaires renversés à Levallois-Perret, exprime son incompréhension sur BFMTV. "J’ai été étonné, on est tombé des nues, ce n'est pas croyable (...)", confie-t-il, assurant que l'homme de 36 ans n'a jamais évoqué une quelconque rancoeur envers les militaires.

"J’en reviens pas, je suis étonné", martèle-t-il.

La prière, "comme tout le monde"

Mohammed dresse alors le portrait d'un jeune normal, sans histoire. "Il travaillait dans un magasin, explique-t-il. Il se levait à 5 heures du matin parce qu’il faisait la tournée. Il faisait de la livraison." L'homme confirme également que son neveu travaillait dans une compagnie de VTC. "Après, il était chez Uber, puisqu'une fois je suis monté avec lui",

"On lui a dit plusieurs fois de venir manger mais il disait qu’il n’avait pas le temps, il travaille, il bouge", témoigne Mohammed.

Un détail a toutefois étonné son oncle qui l'a toujours vu habiller "normalement, en jean". "Je l'ai vu avec la barde à la télé, mais moi je l’ai jamais vu avec la barbe, poursuit Mohammed. Il était toujours rasé." "Pratiquant", l'homme de 36 ans "fait la prière comme tous les musulmans mais ça s'arrête là", insiste-t-il.

Le suspect, interpellé mercredi sur l'autoroute A16 à bord du véhicule recherché après l'attaque sur des militaires à Levallois-Perret, n'est pas connu des services de renseignement. Son nom figurait uniquement au traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour infraction à la législation des étrangers. Alors que des vérifications sont toujours en cours pour savoir s'il est bien le conducteur de la BMW qui a percuté délibérément des militaires de l'opération Sentinelle, les enquêteurs travaillent désormais sur les motivations du suspect pouvant expliquer son passage à l'acte.

Justine Chevalier avec Julia Van Aelst