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Meurtre de Kévin à Mourmelon: "Il y a trois familles meurtries", selon l'avocat du suspect

Deux personnes ont été mises en examen dans l'enquête que le meurtre de Kévin, jeune adolescent de 17 ans: une jeune fille et un suspect du même âge. L'avocat de ce dernier a témoigné sur notre antenne.

L'avocat du meurtrier présumé de Kévin, l'adolescent frappé d'une vingtaine de coups de couteau dans un parc de Mourmelon-le-Grand samedi, appelle à la patience et à la prudence. Mercredi sur notre antenne, Me Mourad Benkoussa a évoqué les meurtrissures des trois familles touchées par le drame, sans s'étendre sur le rôle qu'a pu jouer son client. 

"C'est un dossier qui démarre, il y a un juge d'instruction qui vient d'être saisi, on est en présence de jeunes personnes quand même, qui ont 17 ans, on parle de mineurs, les faits sont dramatiques. Il y a trois familles qui sont meurtries", a-t-il déclaré.

Kévin, adolescent de 17 ans, a été attaqué alors qu'il se promenait avec une jeune fille. Tout comme le suspect, celle-ci a été mise en examen pour assassinat, a indiqué le procureur de Reims mercredi. Selon le parquet, le suspect âgé lui aussi de 17 ans "a indiqué aux enquêteurs avoir prémédité, préparé et organisé le meurtre de la victime avec la complicité active de la jeune fille." Celle-ci rejette la faute sur son complice présumé.

"Laisser le travail des juges se faire"

"Les parents de mon client sont harcelés depuis 48 heures, c'est terrible ce qu'il se passe", explique l'avocat. "Je pense qu'ils ont eux aussi droit au respect de leur vie."

"Il faut (...) commenter tout ça, à ce stade, avec la plus grande des prudences", estime-t-il, et "laisser le travail des juges se faire en son temps sur les faits et sur la psychologie de tous les intervenants et les personnes impliquées dans cet affaire". 

Après les faits, la jeune fille a dressé un portrait-robot aux antipodes du suspect. La nature des relations entre les deux mis en examen reste floue. Mais l'exploitation de leurs téléphones portables établit qu'ils "ont eu des contacts quasi-quotidiens pendant ces six derniers mois", explique le procureur, qui fait état de "photos d’une certaine intimité et suggestibilité de la part de la jeune fille".

"Il faut qu’on prenne le temps pour comprendre ce qu'il s’est passé. C’est ce qui me semble le plus important et le plus adéquat pour apprécier le moment venu qui a fait quoi et dans quelles conditions", conclut Me Mourad Benkoussa.

L'avocate de la jeune fille, elle aussi, appelle à la "prudence": "Le procureur doit se baser sur des éléments du dossier", déclare-t-elle ce jeudi sur BFMTV: "La participation de ma cliente n'est pas établie, le travail vient juste de commencer".

B.P.