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Menaces contre un professeur à Créteil: Blanquer dénonce "des images choquantes"

Le ministre de l'Education appelle sur BFMTV à la "plus grande fermeté."

Placé en garde à vue ce samedi soir puis déféré devant le juge pour enfant en vue d'une mise en examen, le jeune homme de 16 ans qui avait menacé sa professeure à même une salle de classe d'un lycée de Créteil a fait scandale. Si dans un premier temps Emmanuel Macron avait qualifié sur Twitter une situation "inacceptable", c'est au tour du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer de réagir.

Pour lui, il s'agit d'un événement "scandaleux" et "d'images choquantes." "Il faut montrer une très grand fermeté" martèle-t-il sur notre antenne et souhaite que les responsabilités de chacun soient clairement définies.

"Le message le plus important est celui de fermeté, c'est important qu'il soit lancé dans une telle situation."

Le ministre de l'Education et Christophe Castaner ont d'ailleurs annoncé ce dimanche l'organisation la semaine prochaine de la réunion d'un comité stratégique pour un "plan d'actions ambitieux" contre les violences visant les enseignants, après la diffusion d'une vidéo montrant un lycéen braquant une arme factice sur sa professeure.

Des solutions face aux violences

De manière plus générale, Jean-Michel Blanquer souligne qu'il existe "deux catégories" de réponses possibles afin d'endiguer la violence en milieu scolaire.

"Il y a premièrement ce qui relève de l'éducation, il faut montrer une grande fermeté en organisant des conseils de discipline pour ces élèves, mais aussi en montrant une solidarité totale aux enseignants." 

Puis, vient l'extra-scolaire. "Nous importons de la violence extérieure, il faut donc une plus grande coopération avec la justice et la police. C'est ce que nous avons fait au sein du lycée Gallieni de Toulouse, qui s'est inscrite dans le cadre d'une reconquête républicaine amorcée par le gouvernement." 

Toutefois, Jean-Michel Blanquer refuse de tomber dans la polémique. Interrogé quant au tweet de Marine Le Pen qui dénonce la situation actuelle de l'éducation, le ministre a tenu à rassurer et à se "méfier des commentaires qui aiment en rajouter car c'est parfois leur fond de commerce politique."

Hugo Septier