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Professeure braquée à Créteil: le lycéen mis en examen pour violences aggravées

Emmanuel Macron a demandé au ministère de l'Intérieur de "prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis".

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Jeudi dernier, au lycée Branly de Créteil, une professeure a été menacée par l'un de ses élèves avec une arme factice. Des faits qui ont suscité l'indignation et notamment celle du chef de l'Etat qui a condamné un comportement "inacceptable" et intimé au ministère de l'Intérieur "de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits des écoles".

Interdiction de se rendre dans le Val-de-Marne

De quelles "mesures" pourrait-il s'agir? À la suite d'une plainte pour "menaces avec arme", déposée par l'enseignante agressée, le jeune homme de 16 ans soupçonné d'avoir commis ces faits s'est de lui-même rendu au commissariat avec son père vendredi soir. Devant les enquêteurs, il a avoué les faits mais assuré qu'il avait agi pour plaisanter, sans intention d'intimider l'enseignante.

Il a été entendu sous le régime de la garde à vue avant d'être déféré au tribunal de Créteil dimanche matin. Un juge des enfants a été saisi par le parquet des faits de violence aggravée contre un enseignant et de diffusion des images. Il a été mis en examen pour ces faits et interdit de séjour dans le Val-de-Marne. Il a également interdiction d'entrer en contact avec la victime, et a une obligation de scolarité ou de formation, a assuré le parquet à BFMTV.

Le cameraman recherché

Eu égard à son jeune âge, l'auteur des faits est, selon le code pénal, susceptible d'être condamné mais de manière moins sévère que le serait un adulte. Même si l'arme qu'il a utilisée était factice, il en a fait usage comme d'une vraie, ce qui explique cette qualification. 

Le fait que la personne visée soit une enseignante pourrait par ailleurs être retenu comme circonstance aggravante. Pour ces faits, il risque jusqu'à 3 ans et demi à 5 ans de prison.

L'autre lycéen, accusé d'avoir introduit l'arme au lycée, a lui aussi été interpellé vendredi puis relâché. Pour les faits dont il est accusé, il ne risque rien, l'arme étant factice. Il leur a remis l'objet, un pistolet airsoft à billes, qui a été détruit. 

Enfin, une troisième personne, le lycéen qui a filmé et diffusé les images sur les réseaux sociaux, est actuellement recherchée par les enquêteurs. Dimanche plus aucune personne n'était en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

Claire Rodineau avec Alexandra Gonzalez