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Créteil: un lycéen menace sa prof avec une arme factice pour qu'elle le note "présent"

Une vidéo de l'agression diffusée sur les réseaux sociaux a permis d'interpeller le coupable ainsi qu'un jeune homme présent dans la classe.

C'est grâce à une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux que deux élèves du lycée Edouard-Branly de Créteil, dans le Val-de-Marne, ont pu être interpellés, rapporte Le Parisien. Jeudi dernier, à la fin d'un cours, un groupe d'élèves débarque dans une classe. Alors que la professeure est assise face à son ordinateur en train de travailler, Lassana, 16 ans, s'approche d'elle et brandit une arme en sa direction en lui demandant de le noter "absent", puis "présent", réalisant son erreur, alors que lui et plusieurs de ses camarades n'avaient pas assisté au cours.

Deux gardes à vue

Dans l'incapacité de préciser s’il s’agit d’une arme vraie ou factice - il s'agit, en fait, d'un pistolet à billes de type "airsoft", l'enseignante, manifestement lassée, échange quelques mots inaudibles avec des élèves, tandis qu'un autre adolescent de 16 ans présent dans la classe se met à faire des doigts d'honneur face à la personne qui filme la scène. D'après nos informations, la professeure âgée de 60 ans n'a pas prévenu sa hiérarchie qui a eu connaissance de cette agression en voyant la vidéo. Elle a toutefois porté plainte le jour même.

Le lendemain des faits, les deux jeunes hommes figurant sur la vidéo ont été placés en garde à vue. Si le lycéen armé s'est rendu de lui-même, l'autre apparaissant sur les images et qui est suspecté d'avoir introduit la réplique d'arme dans l'établissement, a été interpellé à son domicile par les policiers de la Brigade anti-criminalité départementale. L'enquête a été confiée au commissariat de Créteil, qui recherche encore le jeune qui a filmé la scène.

Sanctions disciplinaires

"Une enquête est en cours et une procédure disciplinaire sera également engagée par l'Education nationale pour aboutir à des sanctions adaptées", a affirmé le rectorat de Créteil à BFMTV.

Sur Twitter, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a expliqué "condamner avec fermeté" ces faits. Les gardes à vue "seront suivies de sanctions disciplinaires", prévient-il, témoignant sa "solidarité" avec l'enseignante.

La présidente de région affirme que l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a elle aussi réagi sur Twitter, se disant "scandalisée" par cette vidéo. "J’attends des sanctions exemplaires !", écrit-elle, précisant que "la région est aux côtés des communautés éducatives et finance tous les équipements de sécurité qu’elles demandent".

Louis Nadau et Me.R. avec Raphaël Maillochon