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Marseille: l'homme soupçonné d'avoir menacé de mort un couple de professeurs placé sous contrôle judiciaire

La balance de la Justice (illustration)

La balance de la Justice (illustration) - AFP

L'artisan, suspecté d'avoir envoyé des lettres de menaces et une photo de Samuel Paty à un couple de professeurs à Marseille, sera jugé le 18 novembre prochain.

Présenté en comparution immédiate ce jeudi, l'artisan soupçonné d'avoir menacé de mort un couple de professeurs à Marseille a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès renvoyé au 18 novembre prochain, a appris BFM Marseille Provence.

Cet artisan, qui était en conflit avec le couple de professeurs pour des malfaçons lors de travaux, a interdiction de rentrer en contact avec les victimes et d'apparaître à Marseille. Le procureur avait requis le placement en détention provisoire de cet homme.

À la barre du tribunal, l'artisan s'est dit dépassé par la situation. "Je suis désolé (...) ça a été beaucoup trop loin", a-t-il affirmé. "J'ai perdu pied, j'ai fait n'importe quoi", a ajouté l'homme qui l'assure: "je n'aurais jamais levé la main sur qui que ce soit".

"Gros égarement"

L'artisan l'a répété, il s'agissait d'un "gros égarement de (sa) part". "Je veux continuer à bosser", a-t-il indiqué. "J'assume mes actes, dès que la police m'a appelé, je suis venu".

Me Charles Benoît, avocat de l'intéressé, a demandé à ce que son client ait droit "à une seconde chance" et qu'il soit placé "sous contrôle judiciaire". "Ce sont ses aveux qui ont mis fin à l'infraction, a-t-il ajouté.

"Monsieur Tout Le Monde a vrillé"

"C'est Monsieur Tout Le Monde qui a vrillé, a-t-il souligné, rappelant que son casier judiciaire était vide. Nous devons faire redescendre l'émotion." Et l'avocat de préciser: "6 enquêtes de voisinage qui n’ont abouti à rien".

L'artisan avait été interpellé mardi après-midi, au terme d'une enquête débutée mi-septembre, peu de temps après la réception d'une photo de Samuel Paty et d'une lettre de menaces dactylographiées. Le 16 octobre, date de la commémoration de la mort du professeur assassiné, ils avaient reçu un deuxième courrier de menaces.

Simon Azélie avec Benjamin Rieth