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Marseille: course contre la montre à la recherche de riverains sous les décombres

Julien Denormandie, le ministre en charge du Logement, s'est rendu à Marseille ce lundi après-midi, quelques heures après l'effondrement de deux immeubles dans le centre de la ville, et alors qu'un troisième menace de s'écrouler.

"Nos équipes travaillent d’arrache-pied pour essayer de déterminer si oui ou non des personnes sont coincées". Julien Denormandie est arrivé à Marseille ce lundi après-midi, quelques heures après l'effondrement de deux immeubles dans le quartier de Noailles, dans le centre de la ville. Le ministre en charge du Logement a assuré qu'un combat contre la montre était actuellement mené afin de sécuriser les lieux, alors qu'un troisième immeuble menace de s'écrouler, et qu'on ignore si des personnes sont prises sous les décombres.

Deux riverains ont été légèrement blessés lors de l'éboulement, mais le bilan pourrait évoluer s'il s'avère que des habitants d'un des deux immeubles étaient présents ce lundi. "Nous pensons qu'il y aura des morts", a déclaré Jean-Claude Gaudin, le maire de la ville. 

Une "course contre la montre"

"Deux immeubles se sont effondrés, le numéro 63 était effectivement sous un arrêté de péril qui fait qu’il n’était a priori pas occupé au moment du drame. Le numéro 65 lui, contient une dizaine d’appartements, donc il y a une dizaine de personnes ayant des baux, ce sont ces personnes dont nous sommes à la recherche, nous essayons de rentrer en contact avec les familles concernées pour essayer de déterminer si certaines sont sous les gravats", a détaillé le ministre, qui a parlé d'une "course contre la montre menée avec beaucoup de détermination". 

"L’urgence, c’est de sécuriser ce site, de déterminer s’il y a ou non des personnes que l’on peut sauver, c’est ce sur quoi nous travaillons", a expliqué Julien Denormandie, assurant que le gouvernement prenait le problème des logements insalubres "à bras-le-corps".

Mélenchon arrivé sur place à son tour

"On n'a pas envie de polémiquer, on vient donner du réconfort". Arrivé quelques instants plus tard sur place, Jean-Luc Mélenchon a tenu des propos d'apaisement, tout en regrettant "l'indifférence des pouvoirs publics pour les conditions dans lesquelles sont logés les pauvres".

"C’est les maisons des pauvres qui tombent, et ce n’est pas un hasard", a estimé le chef de file de La France insoumise et député de Marseille.
Charlie Vandekerkhove