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Maëlys: ce que disent les premières conclusions de l'autopsie

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Les experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale ont rendu leurs premières conclusions concernant l'analyse du corps de la petite fille, retrouvé six mois après sa mort.

Depuis le 14 février, et ce jour où Nordahl Lelandais a conduit les gendarmes au corps de la petite Maëlys, les experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) cherchent à confirmer les causes de la mort de l'enfant. Un premier rapport d'autopsie a été rendue aux magistrats instructeurs en charge du dossier, alors que les obsèques de la petite fille doivent se dérouler samedi en Isère.

Le premier rapport des experts de la gendarmerie versé à l'instruction ne permet pas d'établir scientifiquement que la petite fille a été violée. Disparue dans la nuit du 26 au 27 août dernier, le corps de Maëlys a été retrouvée six mois plus tard, abandonné dans une zone montagneuse. Seules des ossements avaient été retrouvés, sur les indications de Nordahl Lelandais qui a avoué le meurtre de l'enfant. Des vêtements et une chaussure, en très mauvais état, avaient aussi été recueillis.

Une "claque" donnée à l'enfant

La décomposition du corps de l'enfant complique ainsi le travail des médecins légistes et anthropologues qui n'ont pu mettre en évidence des indices scientifiques, et incontestables, d'agression sexuelle. Judiciairement, il n'est donc pas possible de soupçonner Lelandais de viol. "C'est très important", estime Michèle Bernard-Requin, ancienne magistrate. "S'il n'y a aucun autre élément qui parvient à la connaissance des médecins légistes et des juges, il reste des choix pour les poursuite des 'coups mortels' ou 'homicide volontaire'."

Si ces analyses ne vient pas la confirmer, elles ne viennent pas infirmer le récit fait par Nordahl Lelandais du soir de la mort de Maëlys. Selon ses dires, la petite fille est montée volontairement dans son véhicule pour qu'il la conduise auprès de ses chiens. Sur le chemin, elle se serait mise à paniquer et crier. Il lui aurait alors donné une claque et l'enfant aurait perdu connaissance. Constatant son décès, il aurait déposé le corps de la fillette dans une cabane près de la maison de ses parents avant de le déplacer dans la zone montagneuse où il a été retrouvé.

L'expertise psychiatrique de l'ancien militaire de 35 ans, menée pendant trois mois, met en évidence que Nordahl lelandais était totalement conscient de ce qu'il faisait au moment où il a agit et que son discernement n'était pas aboli. La responsabilité de l'homme ne peut donc être remise en cause, à la lecture de ce rapport réalisé par trois experts. Elle met également en lumière une personnalité "de type pervers" et "une dangerosité criminologue extrêmement importante". Les propos de Lelandais, qui se décrit comme "un fantôme qui vole" autour de sa voiture le soir de la mort de l'enfant, sont mis en doute par les médecins.

J.C. avec Cécile Danré