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Police-Justice

Lille: une boucherie vandalisée, la propriétaire accuse des militants vegan

Une inscription "Stop au spécisme" a été taguée sur la façade d'une boucherie lilloise. La responsable du magasin accuse les militants de la cause végan.

Une boucherie située en plein centre de Lille a été vandalisée et taguée "stop au spécisme", une action attribuée à des militants de la cause végan par sa responsable.

Vers 2h, dans la nuit de lundi à mardi, "la vitrine a été totalement cassée, on en a vite déduit que c'était un groupe végan vu les éléments inscrits sur la façade et le mode opératoire", la scène ayant été filmée par une caméra de vidéo surveillance du magasin, a déclaré Valérie Carrel, responsable de la boucherie L'Esquermoise. La vitrine et la porte vitrée électronique présentent des impacts de cailloux.

"On attaque notre outil de travail"

"L"angoisse que j'ai tous les matins, c'est d'avoir la vitrine abîmée. En arrivant, dès que j'ai vu les inscriptions, ça a malheureusement bien confirmé ce que je pensais", a confié Valérie Carrel à BFMTV.

"Je suis déçue, j'ai mal, au coeur, je suis attristée. On attaque notre outil de travail. On a des patrons jeunes, qui se donnent, qui prennent des risques. On est cinq employés, c'est quand même pas rien aujourd'hui, sur une petite structure", déplore-t-elle. 

La responsable devait déposer plainte mardi dans la journée, après le passage de la police dans ce commerce d'une rue très passante du Vieux-Lille, à environ 100 mètres de la Grand'place. Le commerce était cependant ouvert, seul l'extérieur ayant été touché.

La "consternation" de Martine Aubry

C'est la deuxième fois que cette boucherie ouverte en 2016 est prise pour cible. En avril 2017, la vitrine avait déjà été taguée par du faux sang. "On avait été les premiers d'une longue série de magasins de boucherie attaqués dans la région", rappelle Valérie Carrel. Mais cette fois-ci, les dégradations sont montées d'un cran. Une plainte a été déposée. 

Dans un communiqué, la maire de Lille Martine Aubry a dit sa "consternation" après "les actes de vandalisme (...) de la part de militants qui se disent végan". Elle a aussi indiqué que la mairie allait se constituer partie civile.

L.A., A.S. avec Marine Hay et AFP