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Le violeur à la montre démasqué par son ADN dix ans après

(PHOTO D'ILLUSTRATION)

(PHOTO D'ILLUSTRATION) - Thomas Samson - AFP

Entre 2003 et 2007, 11 adolescentes et femmes ont été violées dans le Val-d’Oise, les Yvelines, et le Nord. Alors que l’enquête était au point mort depuis bientôt 10 ans, les policiers ont arrêté le violeur présumé grâce au témoignage d'une victime. Celui-ci a avoué les faits en garde à vue mardi.

Toutes décrivaient le même stratagème et plusieurs d’entres elles avaient même pu dresser un portrait-robot. Mais rien n’y faisait, le violeur en série continuait d'échapper aux enquêteurs depuis près d’une décennie.

En l’espace de quatre ans, entre 2003 et 2007, un violeur en série avait fait au moins 11 victimes, des adolescentes et femmes âgées de 12 à 31 ans au moment des faits. Les viols ont été commis dans l'Oise et le Val-d'Oise, en région parisienne. Aussi, le fichier de rapprochement des affaires criminelles (Salvac), avait pu lier une autre affaire similaire dans le Nord, près de Douai.

Une "odeur d'humus" ou de "sous-bois"

Le violeur "surgissait dans les sous-bois ou les chemins de passage", selon Le Parisien. des endroits isolés qui lui permettaient d'agir en milieu de journée. L’homme piégeait ses victimes en leur demandant de l’aide pour retrouver sa montre, qu’il disait coincée sous une pierre.

Plusieurs des victimes témoignaient d’un souvenir olfactif qui les avaient marquées. Une "odeur d'humus" ou "de sous-bois", avaient précisé plusieurs femmes violées. A l'époque, les enquêteurs émettent alors l’hypothèse d’un homme qui travaille dans une société forestière.

Ils croisent le nom de salariés d'entreprises d'élagage avec l’ADN relevé après quatre agressions, mais celui-ci ne permet pas d’identifier son auteur. Le violeur en série n’est pas recensé dans le fichier d’empreintes génétiques.

Le souvenir d'une des victimes refait surface

Le dossier non élucidé de "la montre sous la pierre" ne trouve pas d’issue pendant près de dix ans. Jusqu’à que l’une des victimes, de la communauté des gens du voyage, confie à sa mère avoir déjà aperçu son agresseur près de son camp.

Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (Ocrvp) croisent alors l’ADN du violeur avec ceux des salariés des entreprises travaillant dans l’aménagement paysager. La génétique parle: l’ADN correspond point par point avec un homme de 36 ans.

Originaire d’Osny dans le Val-d’Oise, celui-ci a été placé en garde à vue lundi. Trois des victimes l'ont alors formellement reconnu lors d’un "tapissage". Confondu, celui-ci a avoué les faits avant d'être déféré devant la justice à Pontoise ce mardi.

B.L.