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Le mari d'Alexia Daval interpellé et placé en garde à vue à Besançon

Alexia Daval avait été retrouvée morte le 30 octobre dernier: selon son mari, elle était partie courir et n'était jamais revenue.

Le mari d'Alexia Daval, la jeune femme dont le corps avait été retrouvé en partie calciné le 30 octobre en Haute-Saône, a été interpellé et placé en garde à vue lundi matin par les gendarmes à son domicile de Gray, annonce la procureure de Besançon. Une perquisition a eu à son domicile entre le début de journée et le milieu de l'après-midi. Son avocat, maître Schwerdorffer, assure lundi qu'il n'est "pas lié au meurtre de son épouse" et qu'il "s'attendait à cette épreuve".

Les enquêteurs explorent l'hypothèse d'une "dispute conjugale qui aurait mal tourné", rapportent plusieurs sources à l'AFP. "Le couple, qui avait des difficultés à avoir un enfant, connaissait en effet de vives tensions". 

Des marques de griffures sur les mains

Technicien en informatique âgé de 34 ans, Jonathann Daval avait signalé la disparition de la jeune femme, le samedi 28 octobre: il est la dernière personne à avoir vu Alexia vivante. C'est lui qui explique alors aux gendarmes que son épouse est partie faire son jogging ce samedi-là aux alentours de 9h30. Inquiet de ne pas la voir revenir, il prévient les gendarmes vers 12h30. Mais aucun témoin ne l'a vu courir ce jour-là, même si le couple pratiquait régulièrement ce sport.

Alexia est finalement retrouvée deux jours plus tard, à quelques kilomètres de son parcours de jogging habituel. Son corps est en partie brûlé, caché sous des branchages. La jeune femme a été victime de violences, de coups et elle a été asphyxiée, selon la procureure. Les résultats de l'autopsie montrent qu'elle a été étranglée.

Jonathann Daval avait été entendu comme témoin par les gendarmes. Il avait alors évoqué devant eux une dispute avec Alexia la veille du drame. Cette altercation expliquait, selon lui, les marques de griffures, voire de morsures visibles sur ses mains.

L'époux de la jeune femme faisait l'objet de rumeurs insistantes concernant son rôle dans la mort de son épouse, et s'était finalement constitué partie civile afin d'avoir accès au dossier. 

A. K.