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Alexia: un meurtre commis dans la "précipitation"

Un mois après la disparition et le meurtre de la joggeuse de 29 ans, les enquêteurs n'ont procédé à aucune interpellation. Pourtant, selon l'avocat du mari d'Alexia Daval, le ou les auteurs de ce crime affreux ont laissé de nombreuses traces qui devraient permettre de les identifier rapidement.

La résolution de l'affaire de la disparition et du meurtre d'Alexia Daval serait entre les mains de la police scientifique et technique. Un mois, jour pour jour, après ce crime affreux, les gendarmes poursuivent leurs investigations, mais dans la discrétion. Leur travail repose notamment sur les éléments prélevés sur la scène de crime, dans un bois aux alentours de Gray-la-Ville, où le corps de la jeune femme avait été découvert en partie calciné deux jours après sa disparition. Une multitude d'éléments, à en croire l'avocat du mari d'Alexia Daval.

"On a pris connaissance du dossier et effectivement en raison de tous les indices qui ont été prélevés, en raison de tous les actes en cours, on pense toujours qu’il y aura une résolution rapide de cette affaire", affirme sur BFMTV Me Randall Schwerdorffer.

Multiples éléments sur la scène de crime

Au début du mois, la procureure de la République de Besançon avait appelé à la prudence sur les causes de la mort d'Alexia Daval mais avait assuré que de nombreux examens supplémentaires avaient été demandés. "Certaines de ces investigations sont toujours en cours, ce qui fait, que bien évidemment, avant de procéder à une interpellation, les enquêteurs sur l'enquête doivent s’assurer qu’ils ont l’ensemble du retour des investigations techniques et surtout qu’ils ont des éléments de preuve objective, plus que des éléments de preuve subjective", rappelle l'avocat de Jonathann Daval.

La lecture du rapport d'enquête et la consultation des photographies de la scène de crime ont permis à la famille d'Alexia d'obtenir des premières réponses sur les causes du décès, une famille qui appelait il y a peu à plus de communication de la justice. Les 15 gendarmes mobilisés sur l'enquête auraient en leur possession des preuves scientifiques comme de l'ADN qui a pu être prélevé sur la scène de crime. "Il y en a une multitude, confirme Me Schwerdorffer. Ce qui est exceptionnel pour une affaire criminelle et ça permet des investigations, des recherches et notamment des recherches techniques et scientifiques, de l’ADN essentiellement."

Précipitation

Les indices laissés par "le, la ou les auteurs" du meurtre d'Alexia Daval seraient d'ailleurs un élément supplémentaire dans cette enquête, puisqu'ils caractériseraient un aspect de ce crime: l'absence de préparation du ou des meurtriers. "La zone n’a pas été nettoyée manifestement. (...) L’auteur des faits a laissé, manifestement, une multitude d’éléments sur place, ce qui est assez étonnant et désarmant et ce qui caractérise simplement la précipitation", détaille l'avocat, qui croit ainsi, à la lecture de ces différents éléments, à une résolution rapide de l'affaire avec une interpellation d'ici la fin de l'année. 

Au début du mois de novembre, l'avocat des parents et de la soeur d'Alexia Daval, Jean-Pierre Florand, estimait que le dénouement de l'enquête était proche. Un avis nuancé par la procureure de la République de Besançon qui avait alors rappelé qu'il était "hors de question de dire que le dénouement sera proche ou lointain". Pour préserver son enquête, Edwige Roux-Morizot avait seulement indiqué que la jeune femme avait subi des violences et était "probablement" morte par asphyxie.

Justine Chevalier