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L'homme à la casquette aux côtés de Macron accusé d'agression sexuelle

Morgan Simon, derrière Emmanuel et Brigitte Macron, a fait le buzz sur Internet.

Morgan Simon, derrière Emmanuel et Brigitte Macron, a fait le buzz sur Internet. - BFMTV

Morgan Simon, soutien d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, et attaché parlementaire d'une député La République en Marche,est accusé, par une autre collaboratrice, d'agression sexuelle.

Les langues se délient. Propulsé sous les projecteurs le soir de l'élection d'Emmanuel Macron, "l'homme à la casquette", un militant de La République en marche au sein de la section Loire-Atlantique pendant toute la campagne présidentielle, et devenu depuis collaborateur parlementaire d'une députée LaREM, est accusé d'agression sexuelle. C'est une de ses collègues de l'Assemblée nationale qui a déposé plainte contre lui pour "harcèlement" et "agression sexuelle".

Selon Médiacités, qui révèle la plainte, les faits remontent à décembre 2016 et se seraient déroulés à la fin d'une soirée organisée par les Jeunes avec Macron. Morgan Simon, alias "l'homme à la casquette", aurait eu des "gestes plus que déplacés", explique la plaignante, militante pour la campagne d'Emmanuel Macron et devenue collaboratrice parlementaire d'un député LaREM.

"Orientation sexuelle bien connue"

Face à la plainte de la jeune femme déposée devant le procureur de la République de Nantes, Morgan Simon a rapidement réagi en réfutant ces accusations. "Monsieur Morgan Simon se tient à la disposition de la Justice pour que la vérité soit faite et indique, d'ores et déjà, être en mesure d'apporter (...) des éléments particulièrement édifiants quant à la fausseté des accusations dont il est l'objet et la personnalité de leur auteur", précise Me Esnault, son avocat, dans un communiqué.

Morgan Simon s'appuie notamment sur les témoignages de ses proches. Il "tient, en tout cas, à remercier les nombreux soutiens qu’il a reçus, de la part d’inconnus comme d’intimes, qui savent à quel point, au regard de son orientation sexuelle bien connue, toute cette prétendue affaire n’est que pure invention." Il fait ainsi référence à son homosexualité qu'il n'a jamais caché, et qu'il a mentionné publiquement dans un portrait réalisé par Libération.

Enfin, il dément avoir démissionné de son poste de collaborateur parlementaire même s'il comprend "le désagrément causé" à son parti et à la députée Valérie Oppelt. L'élue de Loire-Atlantique expliquait pourtant au journal Ouest-France avoir acté la démission de son attaché parlementaire "pour qu'il puisse préparer sa défense".

Justine Chevalier