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Karachi, Bettencourt, Tapie: les dossiers où apparait le nom de Sarkozy

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy - -

Karachi, Libye, affaires Lagarde, Tapie, Bettencourt... le nom de l'ancien président de la République apparaît dans plusieurs dossiers intéressant la justice.

Karachi, sondages de l’Élysée, Libye, Lagarde/Tapie, Bettencourt: le nom de Nicolas Sarkozy, mis en examen pour la première fois jeudi, ou ceux de membres de son entourage apparaissent dans plusieurs dossiers intéressant la justice.

Affaire Bettencourt

L'ex-président a été mis en examen jeudi pour "abus de faiblesse" à l'encontre de la milliardaire Lilianne Bettencourt pour des faits commis en février 2007 et au courant de l'année 2007 par le juge d'instruction de Bordeaux Jean-Michel Gentil.

Il avait, lors d'une première audition le 22 novembre, été placé sous le statut de témoin assisté.

Sondages de l'Elysée

Un juge enquête depuis le début de l'année sur la régularité des contrats conclus, sans appel d'offres, entre l’Élysée et neuf instituts de sondage sous Nicolas Sarkozy.

L'association Anticor avait déposé une première plainte pour favoritisme en 2010 au sujet d'une convention commerciale signée par l'ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avec la société de conseil Publifact de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

L'enquête a été élargie en janvier à d'autres conventions passées entre mai 2007 et mai 2012 entre l'Elysée et les sociétés Publifact, PubliOpinion, Giacometti-Peron, Ipsos, Ifop, OpinionWay, Sociovision, TNS Sofrès et CSA.

Financement Libyen

Le financement de la campagne de 2007, côté libyen cette fois, est au cœur d'une controverse née entre les deux tours de la présidentielle de 2012, avec la publication d'un document attribué à un ex-homme de confiance du colonel Kadhafi, faisant état d'un "accord de principe" conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter 50 millions d'euros à la campagne du candidat Sarkozy.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour vérifier l'authenticité du document et évaluer la véracité de ces informations, l'intermédiaire Ziad Takieddine ayant affirmé avoir les preuves d'un tel financement sans les apporter.

Dans cette enquête, le bureau et le domicile parisien de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy puis secrétaire général de l’Élysée, ont été perquisitionnées.

Affaire Lagarde-Tapie

Trois juges d'instruction enquêtent sur la décision prise fin 2007 par l'ancienne ministre de l’Économie Christine Lagarde de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux opposant depuis 1993 Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas.

Les juges ont perquisitionné chez Claude Guéant, suggérant qu'ils s'intéressent au rôle de l'ancien secrétaire général de l’Élysée dans la décision de recourir à cet arbitrage.

Selon L'Express, Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois Bernard Tapie en 2007, avant son élection à la présidence, et à douze reprises, une fois installé à l’Élysée, entre le 15 juin 2007 et le 21 novembre 2010.

Une enquête de la Cour de justice de la République vise Christine Lagarde dont le domicile parisien a été perquisitionné mercredi.

Affaire Karachi

Deux juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions présumées dans le cadre de contrats d'armement.

Nicolas Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne d'Edouard Balladur. Une note saisie lors d'une perquisition à la Direction des constructions navales (DCN) évoque le feu vert du ministre à la création d'une société offshore, Heine, pour le versement de commissions en marge de ces contrats, légales à l'époque.

"Il y a beaucoup d'investigations à réaliser avant son éventuelle audition", estimait récemment un avocat.

En marge de cette affaire, des juges ont décidé d'enquêter sur une éventuelle violation du secret de l'instruction lors de la diffusion en septembre 2011 d'un communiqué de l'Elysée sur le volet financier de Karachi.


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T.B. avec AFP