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INFO BFMTV - Abdelhakim Dekhar a entamé une grève de la faim

Abdelhakim Dekhar, ici sur une photo d'archives.

Abdelhakim Dekhar, ici sur une photo d'archives. - -

Le tireur présumé de Paris a cessé de s'alimenter depuis samedi, et ne boit que de l'eau. Il est actuellement mis en examen et écroué pour tentatives d'assassinat.

Abdelhakim Dekhar a entamé depuis samedi une grève de la faim. Il ne boit que de l'eau mais a décidé de ne plus s'alimenter, selon nos informations.

Agé de 48 ans, Abdelhakim Dekhar a été mis en examen et écroué vendredi dans la nuit pour tentatives d'assassinats à BFM TV, Libération et à La Défense. Tout au long de sa garde à vue, le tireur présumé s'est refusé à répondre sur les faits aux policiers de la brigade criminelle, son avocat dénonçant le refus de lui donner accès à l'enquête.

Outre l'attaque présumée le 15 novembre au siège de BFMTV où, armé d'un fusil à pompe, il n'avait pas ouvert le feu, il est soupçonné d'avoir grièvement blessé lundi un assistant photographe dans les locaux de Libération, avant de tirer plusieurs coups devant la Société Générale à La Défense. Il est ensuite soupçonné d'avoir brièvement pris en otage un automobiliste jusqu'à la Place de l'Etoile, à Paris. Pour ces derniers faits présumés, le juge d'instruction l'a mis en examen pour enlèvement et séquestration avec libération avant le septième jour.

Florence Rey sortie de son silence

L'homme n'est pas un inconnu de la justice: en 1994, il avait été condamné à quatre ans de prison dans l'affaire de l'équipée sanglante de Florence Rey et Audry Maupin, qui avaient fait cinq morts dans Paris, trois policiers, un chauffeur de taxi et le compagnon de la jeune femme.

Samedi, Florence Rey est sortie de son silence. "J'ai souvent condamné et regretté les terribles événements du 4 octobre 1994 et leurs conséquences pour les victimes et leurs familles. Je m'étonne que ce sinistre personnage n'en ait pas lui aussi retiré les enseignements qui s'imposent, et qu'il ait choisi de replonger dans des actions criminelles graves et dramatiques", écrit-elle au sujet de son ancien complice.

"N'ayant plus aucun lien avec le dénommé Abdelhakim Dekhar depuis 1994, et ayant payé ma dette à la société, je m'étonne que, pour illustrer les récents événements tragiques, ma photo se soit retrouvée aussitôt en bonne place dans les médias, avec les conséquences graves que ça représente forcément pour qui cherche à retrouver une vie normale", conclut-elle.

A. G. avec Sarah-Lou Cohen