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"Ils ont fait l’événement": L'avocat de Daval "émet des réserves sur sa culpabilité"

Salhia Brakhlia revient sur l’actualité de l’année avec ceux qui l’ont fait. Aujourd’hui, elle rencontre Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, qui a avoué avoir tué son épouse par accident avant de se rétracter.

C’est l’un des faits divers qui ont marqué cette année. La découverte du corps d’Alexia Daval, en partie calciné, dans un bois de Haute-Saône le 30 octobre dernier. Trois mois plus tard, les aveux de son époux, Jonathann, après des semaines de larmes devant les caméras aux côtés de ses beaux-parents. Puis, le un coup de théâtre, lorsque le mari se rétracte, et accuse désormais le beau-frère d’Alexia, Grégory Gay, de l’avoir tuée lors d’une soirée raclette avec sa famille.

Autant de rebondissements dans une affaire extrêmement médiatisée que l’avocat de Jonathann Daval, Me Randall Schwerdorffer, a dû gérer au cours des derniers mois. Au côté de sa collègue, Me Ornella Spatafora, il revient sur l'enquête au micro de Salhia Brakhlia pour BFMTV. Et sur une première maladresse, le 30 janvier dernier, lorsqu’il affirme devant les journalistes que Jonathann Daval est "un type formidable" juste après les aveux de ce dernier:

"Effectivement, les termes étaient inappropriés", reconnaît-il. "Mais je ne retire pas le fait que Jonathann Daval a eu une vie exemplaire, qu’il a toujours été quelqu’un de remarquable, de très apprécié, avec de grandes qualités humaines. Mais qu’il est devenu ce soir-là, selon ses déclarations initiales, le meurtrier d’Alexia. »

Un mystère qui subsiste?

Le dernier rebondissement date du 4 juillet dernier, lorsqu’une audition de Jonathann Daval par le juge d’instruction est révélée. Il accuse son beau-frère, Grégory Gay, d’avoir étranglé sa femme lors d'une soirée raclette et parle d’un "complot familial". Des accusations dont se défend l’intéressé, venu témoigné sur BFMTV. Mais pour Me Schwerdorffer, le doute est permis:

"J’émets des réserves sur la culpabilité de Jonathann Daval aujourd’hui", explique-t-il, rappelant que "Patrick Dils avait avoué un double meurtre qu’il n’a jamais commis".

L’homme de loi fait par ailleurs l’objet de critiques de confrères concernant sa stratégie de défense de Jonathann Daval. Des reproches qu’il balaye: "J’ai eu 14 acquittements. Des affaires criminelles, j’en ai plaidé plus d’une centaine. Je n’ai pas de leçons à recevoir de petits confrères installés dans des petits fauteuils, qui du haut de leurs fauteuils se permettent de commenter l’actualité alors qu’ils ne sont pas dans l’action."

B.P.