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Homme filmé se masturbant dans le métro à Paris: le suspect prochainement jugé

L'homme suspecté de s'être masturbé dans le métro a été déféré.

L'homme suspecté de s'être masturbé dans le métro a été déféré. - Capture vidéo @safi_ndy

L'homme interpellé mardi et suspecté d'être l'individu filmé en train de se masturber devant une jeune femme dans le métro a été déféré. Il sera prochainement jugé.

Un homme soupçonné de s'être masturbé dans le métro parisien devant une jeune femme qui avait filmé la scène et publié la vidéo sur internet a été interpellé mardi et sera jugé ultérieurement au tribunal correctionnel, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Placé en garde à vue mardi, cet homme a été déféré mercredi soir au parquet de Paris en vue de sa présentation à un magistrat qui va lui notifier une convocation pour son procès en correctionnelle, selon cette source. Le parquet de Paris, qui avait ouvert en décembre une enquête pour "exhibition sexuelle", va requérir son placement sous contrôle judiciaire d'ici à l'audience.

Le 12 décembre, une jeune femme prénommée Safiétou et âgée de 20 ans avait publié sur Twitter une vidéo de la scène, devenue virale.

"Voilà mon quotidien dans les transports en commun, il ne se passe pas une semaine sans que ceci ne m'arrive et je n'exagère même pas, pour une fois j'ai voulu filmer pour montrer à quel point c'est grave", avait-elle écrit.

Une plainte pour "exhibition sexuelle"

Encouragée par les internautes, la jeune femme avait ensuite porté plainte pour "exhibition sexuelle". En voyant la vidéo, d'autres femmes victimes d'exhibitions sexuelles dans les transports avaient reconnu le même homme. 

Au moins 267.000 personnes, "essentiellement des femmes", ont subi des harcèlements ou des agressions à caractère sexuel en 2014 et 2015 dans les transports en commun, estime l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Parmi elles, plus de 110.000 ont subi des exhibitions et plus de 16.000 ont subi d'autres actes tels que des attouchements sexuels, des rapports sexuels ou tentatives de rapports sexuels non désirés", selon l'ONDRP dans un rapport publié fin 2017, qui extrapole une enquête réalisée après de plus de 11.000 personnes.

Carole Blanchard avec AFP