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Hollande voulait que Jacqueline Sauvage "commence une nouvelle année libre"

Le président de la République a finalement décidé d'accorder une grâce totale à Jacqueline Sauvage. Elle est sortie de prison ce mercredi en fin d'après-midi.

Le président de la République a finalement décidé d'accorder une grâce totale à Jacqueline Sauvage. Elle est sortie de prison ce mercredi en fin d'après-midi. - FRANCOIS GUILLOT / AFP

François Hollande a accordé mercredi une grâce totale à Jacqueline Sauvage. Une bonne chose pour Valérie Boyer, la députée LR proche de François Fillon qui déplore toutefois que cette décision ne soit pas intervenue avant Noël.

Jacqueline Sauvage, graciée par le président François Hollande, est sortie libre mercredi peu avant 18h30 de la prison de Réau (Seine-et-Marne). 

La députée Valérie Boyer, a déclaré sur BFMTV, être "très émue" par cette annonce du président. Pour autant, la porte-parole des LR a regretté le calendrier:

"C’est vrai que j’aurais aimé que, quelques jours plus tôt, elle puisse sortir pour Noël. Je ne sais pas si Noël a de l’importance pour François Hollande. Mais en tout cas c'est une bonne nouvelle."

"Commencer une nouvelle année libre"

Du côté de François Hollande, son entourage rappelle que la France est un pays laïc. Mais qu'avant tout, il était très important pour le président qu'elle puisse commencer une nouvelle année libre.

"Le président avait donné une grâce conditionnelle en janvier à Jacqueline Sauvage. La justice lui a refusé. Résultat elle a passé une année de plus en prison. Le président estimait qu’il ne fallait pas qu’elle commence une nouvelle année en prison. Il voulait qu'elle commence une nouvelle année libre", explique l'entourage du président à BFMTV.com

Quant au calendrier, son entourage précise qu'une demande de grâce totale a été déposée début décembre. La chancellerie a alors rendu une décision et des discussions avec le garde des Sceaux et le Premier ministre ont suivi. Toute cette procédure prend du temps, souligne son entourage. 

Jacqueline Sauvage, 69 ans, avait été condamnée par deux cours d'assises, majoritairement composées de jurés populaires, en première instance puis en appel, à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent de trois coups de fusil dans le dos. 

Ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues, comme l'avait été leur mère, et cela pendant des années.

Elodie Hervé