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Gilets jaunes: la crainte de profils de plus en plus radicalisés

Les forces de l'ordre à Paris, le 22 décembre 2018, lors d'une manifestation de gilets jaunes.

Les forces de l'ordre à Paris, le 22 décembre 2018, lors d'une manifestation de gilets jaunes. - SAMEER AL-DOUMY - AFP

Les autorités redoutent également une mobilisation du même niveau que lors des manifestations d'avant Noël, en particulier à Paris.

À la veille de la 9e journée d'action nationale des gilets jaunes samedi, les autorités s'attendent à une mobilisation "plus forte" mais aussi plus radicale que la semaine précédente partout en France, selon le préfet de police de Paris et le patron de la police nationale.

Hausse de la mobilisation

Sur l'ensemble du territoire, "nous anticipons le fait qu'on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël", a estimé ce vendredi le directeur général de la police nationale (DGPN) Éric Morvan sur France Inter.

Dans la capitale, "nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d'une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences", a déclaré le préfet de police de Paris Michel Delpuech sur CNews.

"Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements de plus en plus violents", qui sont le fait de "petits groupes", a commenté le préfet. Ils ciblent, selon lui, "d'abord les lieux de pouvoir".

Un mouvement imprévisible

Face à l'imprévisibilité des participants, qui comme chaque samedi depuis deux mois n'ont pas déclaré de parcours pour leur manifestation (sauf le 5 décembre), l'objectif des forces de l'ordre reste "de quadriller, être mobile, être réactif, interpeller très vite dès que des dérapages se produisent", a détaillé le préfet. Pour cela, des "détachements d'intervention rapide", notamment composés de fonctionnaires des brigades anticriminalité (BAC), doivent sillonner la capitale.

Policiers et gendarmes ont pour consigne de procéder à des "contrôles en amont", pour "identifier les personnes qui viennent en portant dans leur sac des armes par destination", mais aussi "les objets de protection qui marquent une volonté offensive", comme les "gants à coques", a également détaillé Michel Delpuech.

Avec AFP