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Gilet jaune blessée à Lyon: la condamnation de l'Etat requise

Des gilets jaunes à Lyon lors de la 26ème journée de mobilisation

Des gilets jaunes à Lyon lors de la 26ème journée de mobilisation - Jean-Philippe Ksiazek - AFP

Une manifestante avait déposé plainte après avoir été blessée au cours de manifestation de gilets jaunes à Lyon le 9 février 2019.

La condamnation de l'Etat a été réclamée jeudi devant le tribunal administratif de Lyon après un tir de lanceur de balles de défense (LBD) qui avait blessé une femme lors d'une manifestation de gilets jaunes en 2019, a appris l'AFP auprès de son avocat.

Le 9 février 2019, pendant une manifestation de gilets jaunes dans les rues de Lyon, cette enseignante-chercheuse avait été blessée au genou par un tir de LBD.

La jeune femme avait déposé une plainte qui avait été classée sans suite le 27 juin 2019 par le parquet de Lyon. Une procédure devant le tribunal administratif de Lyon afin de faire reconnaître la responsabilité de l'Etat avait ensuite été lancée.

"Nous espérons que le procureur va rouvrir le dossier"

Jeudi, à l'audience, le rapporteur public a demandé la condamnation de l'Etat estimant que celui-ci est "responsable des dommages causés quand il y a un attroupement, mais aussi quand des dommages sont causés par ses agents eux-mêmes", la manifestante ayant été blessée par "une balle perdue", a déclaré à l'AFP Me Yannis Lantheaume.

Membre du Comité contre les violences policières à Lyon, Lionel Perrin s'est réjoui de cette position du rapporteur public, estimant que cette affaire était "un cas d'école". "D'un coté, la juridiction pénale classe sans suite et de l'autre, la juridiction administrative considère cette affaire avec plus de sérieux", poursuit-il.

"Nous espérons que le procureur va rouvrir le dossier (pénal) car clairement, il y a des contradictions dans l'enquête", a ajouté Lionel Perrin.

"Si on obtient gain de cause devant le tribunal administratif, nous demanderons que soit rouverte l'enquête par le parquet car nous avons la preuve qu'un tir a touché une personne ce jour-là et cela justifie des actes d'enquête supplémentaires", a renchéri Me Lantheaume.

La décision du tribunal administratif est attendue dans deux à trois semaines.

B.R. avec AFP