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Enlèvement de Tizio: son père évoque un "pur geste d'amour"

L'hôpital pour enfants de Toulouse

L'hôpital pour enfants de Toulouse - (photo d'illustration) REMY GABALDA / AFP

Le père de l'enfant affirme avoir répondu à une "pulsion paternelle", mais reconnaît que "ce n'était sans doute pas la meilleure des solutions".

"J’ai envie d’assumer". Dans les colonnes du Parisien, le père de Tizio, à l'origine de l'enlèvement de son fils de l’hôpital Purpan de Toulouse le 5 janvier dernier, s’est exprimé pour la première fois, tentant d’expliquer son geste: "Tizio était en souffrance ce jour-là. […] J’ai pété un câble. C’est vrai, je le reconnais", a déclaré Brendan, qui avait été interpellé au lendemain de la disparition du nourrisson.

Longtemps privé d’oxygène lors de l’accouchement, le bébé doit régulièrement subir des soins à l'hôpital pour dégager ses voies respiratoires. Une situation difficile à accepter pour son père:

"Je me suis dit qu’il serait bien mieux près de moi qu’à l’hôpital", a-t-il confié. "J’avais faussement cette impression que l’hôpital n’était pas le meilleur endroit pour lui".

Évoquant un "pur geste d’amour", il explique avoir "pris les sondes pour nettoyer (les) voies respiratoires" de son fils. "Je savais que c’était risqué. Mais pour moi à ce moment-là, il était encore plus en danger à l’hôpital. Ma présence lui fait du bien".

"Pulsion paternelle"

"Quand je l’ai pris, c’était une véritable pulsion paternelle. Mon but était de le protéger et de l’aider au mieux. Je l’aime plus que tout. Même si aujourd’hui, avec le recul, j’ai bien conscience que ce n’était sans doute pas la meilleure des solutions", reconnaît le père de 33 ans.

Après la disparition de l’enfant, une alerte enlèvement avait été déclenchée. Le père de Tizio, qui s’est rendu avec son fils dans une maison de famille située dans l’Aude, assure s’être "occupé de son fils" en vérifiant "son état de santé" et "en nettoyant ses voies respiratoires" pendant tout le voyage. "À aucun moment je n’ai été au courant de cette alerte enlèvement", ajoute-t-il.

Aujourd’hui mis en examen, le papa de Tizio est satisfait de pouvoir rendre visite à son fils "trois fois par semaine en présence d’une assistante sociale ou d’une psychologue". Il reste néanmoins "persuadé" que "son absence ne fait pas avancer" l’état de son fils.

P.L