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Disparition de Maëlys: le lac d'Aiguebelette une nouvelle fois sondé

Les recherches pour retrouver Maëlys se poursuivent plus de deux semaines après la disparition de la fillette de neuf ans. Pour la quatrième fois, les enquêteurs vont concentrer leurs efforts sur le lac d'Aiguebelette, en Savoie.

Une quinzaine de kilomètres séparent le lac d'Aiguebelette du Pont-de-Beauvoisin, là où a disparu Maëlys il y a un peu plus de quinze jours lors d'une fête de mariage en Isère. Sans nouvelle de la petite fille de neuf ans depuis le 27 août, les enquêteurs concentrent leurs recherches depuis ce lundi, et pendant deux jours, sur le plan d'eau situé en Savoie. Pour la première fois, il va être sondé entièrement.

Les gendarmes en charge de l'enquête explore cette piste alors que le principal suspect de l'enlèvement de la fillette avait ses habitudes autour de ce lac. Sa famille est propriétaire d'un cabanon et d'un bateau. L'homme de 34 ans y venait souvent promener ses chiens. A trois reprises, les recherches s'étaient focalisées sur le périmètre autour de cette cabane. Seules les berges et leurs alentours avaient été inspectées par des plongeurs.

Images 3D

Trois sonars sont utilisés pour passer en revue les eaux qui s'étalent sur plus de 5 km² et profondes de 70 mètres. Des hommes des brigades nautiques de Strasbourg, Villefranche-sur-Saône, et Aix-les-Bains participent à ces recherches. "Un petit peu à l’image de l'échographie médicale, on va avoir des images", détaille Thomas Perrin, membre de la brigade fluviale de la gendarmerie de Gamsheim. "Des images en 3D avec des formes. On travaille sur ces formes, sur ces ombres".

Cette nouvelle étape dans l'enquête sur la disparition de Maëlys vise à lever le doute sur cette piste. "On ne peut pas passer à côté d’un renseignement comme celui-là", consent Ludovic Wojcik, commandant de la brigade nautique d'Aix-les-Bains. Depuis son placement en garde à vue et sa mise en examen, le 3 septembre, le suspect reconnait que l'enfant est monté dans son véhicule mais nie l'avoir enlevé. L'ADN de Maëlys a été retrouvée dans la voiture.

Comme pour l'ADN, l'homme de 34 ans, connaissance du marié mais pas des parents de la fillette, avance à chaque élément qui pourrait l'incriminer une explication. Pourtant, son comportement avait inquiété la famille de la petite fille le soir du mariage. "Cet homme aurait discuté avec la petite Maëlys, montrant à la fillette et à sa mère des photos de ses chiens sur son téléphone", selon l'avocat des parents de Maëlys. Mais au moment des premières recherches lancées par les convives, l'individu aurait semblé peu concerné.

Justine Chevalier avec Rym Bey