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Disparition de Delphine Jubillar: la justice décide une nouvelle fois de maintenir son mari en détention

Cédric Jubillar le 12 juin 2021 lors d'une marche blanche organisée à Albi en souvenir de son épouse

Cédric Jubillar le 12 juin 2021 lors d'une marche blanche organisée à Albi en souvenir de son épouse - Fred SCHEIBER © 2019 AFP

Cédric Jubillar est mis en examen et écroué depuis le 18 juin pour le meurtre de son épouse, dont le corps n'a pas été retrouvé. Il conteste les faits et sa détention.

La justice a une nouvelle fois opté pour le maintien en détention du mari de Delphine Jubillar, disparue depuis le 16 décembre dernier. La chambre de l'instruction de la cour de d'appel de Toulouse a rejeté ce mardi l'appel formé par Cédric Jubillar contre une précédente décision de le maintenir en prison, le 2 septembre dernier, a appris BFMTV par son avocat.

"On n'est pas complètement surpris même si l'on n'a pas la motivation de la cour", a déclaré à l'AFP Me Alexandre Martin à la sortie de l'audience.

Mis en examen pour meurtre et écroué depuis le 18 juin, Cédric Jubillar continue de clamer son innocence et multiplie les demandes pour retrouver sa liberté le temps de l'enquête. A ce jour, le corps de Delphine Jubillar, qui vivait dans le village de Cagnac-les-Mines avec son mari et leurs deux enfants, n'a toujours pas été retrouvé.

"Aucune preuve" de culpabilité

Le 8 juillet, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse avait une première fois rejeté une demande de remise en liberté, puis le 2 septembre le juge des libertés et de la détention avait pris une décision similaire. Depuis plusieurs mois, les avocats du mari de l'infirmière s'insurgent contre cette détention, soulignant qu'il n'y a dans ce dossier "aucune preuve" de la culpabilité de leur client.

"L'isolement a été renouvelé pour trois mois par le directeur de la maison d'arrêt car il n'ont pas la possibilité de procéder à un encellulement individuel", a souligné Me Emmanuelle Franck, l'une des trois avocats de Cédric Jubillar.

De son côté, Me Laurent de Caunes, l'avocat de la famille de l'infirmière, estime que le maintien en détention "est tout a fait normal dans le contexte de cette procédure" soulignant "(qu')il faut tout faire pour préserver l'enquête et l'instruction".

Mélanie Vecchio avec Ambre Lepoivre