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Attentats de janvier 2015: "ça fait 5 ans qu'on attend ce procès", déclare Lassana Bathily

Attendu depuis cinq ans, le procès des attentats jihadistes de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher s'est ouvert à 10h00 ce mercredi à Paris, sous haute surveillance policière.

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Pour le président de la FENVAC, ce procès doit "démonter ce qu'est l'entreprise terroriste"

Le procès des attentats de janvier 2015, qui a démarré ce mercredi, doit "démonter, démontrer ce qu'est l'entreprise terroriste", a déclaré sur le plateau de BFMTV le président de la FENVAC (Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs), Jean-Michel Rollot.

"Il est important de connaître l'ennemi", a-t-il ajouté.

"C'est un procès avec son cortège de fantômes", pour l'avocat d'anciens otages

"C'est un procès avec son cortège de fantômes", a déclaré sur BFMTV Me Patrick Klugman, avocat d'anciens otages de l'Hyper Cacher au terme de la première journée du procès des attentats de janvier 2015.

"Il y a ceux qui sont renvoyés et qui seront jugés ici par défaut, parce que nous ne savons pas s'ils sont morts ou vivants. Si jamais Hayat Boumeddiene était identifiée, arrêtée, extradée, renvoyée en France, il y aura un procès", a-t-il ajouté.

"Ça fait 5 ans qu'on attend ce procès", déclare Lassana Bathily

"C'est très difficile, mais ça fait 5 ans qu'on attend ce procès", a déclaré sur BFMTV Lassana Bathily, magasinier à l'Hyper Casher lors de l'attentat du 9 janvier 2015. "Être face aux 11 accusés, c'est très très difficile mais on avait besoin de ça pour surmonter l'épreuve et avancer dans la vie, dans l'avenir".

Le président de la cour met en garde contre la formation d'un "cluster" durant le procès

L'audience a repris un peu après 14h30. Le président de la cour a entamé les échanges par un rappel à l'ordre: toute personne s'exprimant au micro, comme les avocats, doit garder son masque.

"Il ne faudrait pas créer un cluster", prévient-il.

Lassana Bathily dit "faire confiance à la justice" pour que les auteurs soient "punis"

Avant que l'audience reprenne à 14h30, Lassana Bathily, l'un des otages de l'Hyper Cacher qui a aidé plusieurs victimes à se cacher, a expliqué à BFMTV faire "confiance à la justice".

"On attend qu'ils soient punis de leurs actes. On espère aussi savoir ce qui s'est passé parce que ça fait 5 ans qu'on est dans le flou", raconte celui qui a choisi de témoigner pendant le procès.

L'audience est levée, reprise à 14h30

L'audience est levée pour cette matinée, elle reprendra à 14h30.

La cour fait l'appel des 200 parties civiles

Une heure après le début du procès, la cour fait l'appel des 200 parties civiles. Certaines sont assises dans des salles annexes à la salle principale en raison de leur grand nombre.

Par conséquent, la cour s'adresse à elles via des micros et des caméras, avec parfois quelques problèmes de transmission.

Le procès des attentats de janvier 2015 a commencé

Plus de cinq ans après les sanglantes attaques jihadistes contre le journal Charlie Hebdo et un magasin Hyper Cacher, qui avaient semé effroi et consternation et fait 17 morts, le procès de ces attaques a commencé.

Ce mercredi, les audiences vont consister à présenter le déroulement de ce procès hors norme. Les experts et témoins vont également être appelés. Les accusés ont également décliné un par un leur identité et on dit quelque chose d'important: ils comptent tous répondre aux questions qui seront posées durant ce procès.

A Tarbes, une mosquée recouverte de "tags injurieux"

Une mosquée de Tarbes a été tagguée dans la nuit de mardi à mercredi, jour d'ouvertude du procès des attentats de janvier 2015. "La mosquée Omar de Tarbes a été recouverte cette nuit de tags injurieux notamment une caricature et 'islam dehors'", rapporte sur son compte Twitter Dômes et minarets.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a partagé son "dégoût (...) Ces actes n'ont pas leur place dans notre République".

Les accusés ont pris place dans la salle d'audience

Les onze accusés sont arrivés dans la salle d'audience. Cinq se trouvent dans le box de gauche, dont Riza Polat. Cinq autres sont dans le box de droite, tous encadrés par des policiers cagoulés. Le dernier accusé comparaît libre, il est assis au premier rang.

Les onze hommes, souvent vêtus de jogging, regardent autour d'eux, certains - dans le box - discutent avec leurs avocats à travers la vitre.

Les avocats, des journalistes et des parties civiles ont également pris place dans la salle d'audience, dont Lassana Bathily, un otage de l'Hyper Cacher qui avait réussi à s'échapper.

"On se fout des droits de la défense", fustige Me Isabelle Coutant-Peyre

L'avocate de Riza Polat, accusé d'être le bras droit d'Amédy Coulibaly, s'est agacée de la manière dont son client était présenté. Selon Me Isabelle Coutant-Peyre, "l'ordonnance de renvoi est à charge et se fout des droits de la défense. On n'a pas à présenter quelqu'un comme coupable avant le procès", a-t-elle lancé dans les couloirs du tribunal.

Et d'affirmer: "Mon client est innocent, il n'a rien à voir avec les accusations que l'on présente contre lui."

Sans les 14 accusés, "il n'y aurait pas eu de Coulibaly, ils sont les auxiliaires du crime", selon Me Klugman

Quatorze personnes sont poursuivies, soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des tueries qui ont fait 17 morts. Onze des personnes poursuivies sont présentes au procès, mais les principaux auteurs - morts pendant les attentats - manquent à l'appel.

Me Patrick Klugman, avocat des otages de l'Hyper Cacher, rappelle que ce procès n'est pas pour autant un "procès de lampistes".

"Ceux qui sont là ne sont pas là sans raison, sans eux il n'y a pas de Coulibaly, il n'est pas armé, pas financé. Eux sont les auxiliaires du crime", un rôle majeur "vu l'échelle des crimes commis, par leur action, par leur assistance", martèle-t-il.

La liberté d'expression est "le mobile du crime", selon Me Richard Malka

Le procès doit débuter à 10h00 ce mercredi. Les avocats des parties civiles et des accusés ont commencé à arriver au tribunal judiciaire de Paris.

Devant les caméras, Me Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo, a évoqué le sujet de la liberté d'expression qui, selon lui, est "le mobile du crime" commis le 7 janvier 2015 dans les locaux de la rédaction par les frères Kouachi.

"Ils haïssent la liberté, ils ne la supportent pas. Et leur seule réponse à l’exercice de nos libertés, c’est la mort. Cinq ans plus tard, il y a une vague de censure préoccupante, c’est contre cela qu’il faut se battre. Ils [les journalistes de Charlie Hebdo] sont morts pour ça, ils sont morts pour que nous puissions rester libres. N’ayons pas peur ni du terrorisme, ni de la liberté", a-t-il plaidé dès son arrivée dans les couloirs du tribunal.

L'avocat de Charlie Hebdo "espère que les Français sont encore Charlie"

Pour l'avocat de Charlie Hebdo, "provisoirement, l'état d'esprit des terroristes a gagné". "Dans tous les champs de la liberté d'expression, il y a une régression formidable, mais pas qu'en France", a commenté Richard Malka sur France Inter ce matin. "La censure a muté, elle ne vient plus de l'État, elle ne vient plus de la justice, elle vient de nous-mêmes."

Pour autant, l'avocat de l'hebdomadaire satirique "espère que les Français sont encore Charlie" "Je le crois, mais il y a un malaise, dans une certaine élite universitaire, parfois médiatique, parfois politique sur ces questions-là", a-t-il estimé.

Castex se dit "toujours Charlie"

Jean Castex vient de publier un message sur son compte Twitter, à l'occasion de l'ouverture du procès. "Toujours Charlie", écrit le Premier ministre.

Hier soir, Emmanuel Macron avait défendu "la liberté de blasphémer" en France à propos de la republication par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet. "Demain, nous aurons tous une pensée pour les femmes et les hommes lâchement abattus" en janvier 2015, avait ajouté le chef de l'État.

Le procès sera intégralement filmé, une première en matière de terrorisme

Le procès des attentats de janvier 2015 sera intégralement filmé pour la constitution d'archives historiques de la justice. C'est une première en matière de terrorisme, mais cela a déjà été fait pour d'autres procès exceptionnels.

Les enregistrements des trois procès pour crime contre l'humanité organisés en France entre 1987 et 1998 - ceux de Klaus Barbie, Paul Touvier, Maurice Papon - sont ainsi conservés par l'Institut national de l'Audiovisuel. Des enregistrement sonores ou audiovisuels d'autres procès sont eux conservés aux Archives nationales.

Qui décide de l'enregistrement d'un procès? Comment ces archives sont-elles conservées? Qui peut y avoir accès et comment? La Revue des médias de l'INA consacre un article à ces questions.

"Ça a été la panique": un rescapé de l'Hyper Cacher se souvient de l'attaque

À l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, BFMTV a interrogé Alain Couanon. Ce jour-là, cet homme faisait ses courses dans l'Hyper Cacher, au moment où Amédy Coulibaly y a fait irruption, armé d'un fusil d'assaut.

"Ça a été la panique. La panique, c'est un truc qui vous envahit", se remémore-t-il, cinq ans après les faits.

Le procès à la une de la presse

"Pour eux, pour nous, pour l'histoire", titre ce matin après Libération, en évoquant ce "procès fleuve et inédit" qui s'ouvre aujourd'hui. De nombreux quotidiens consacrent leur une à l'événement ce matin, à l'image du Parisien qui évoque "le procès de la terreur".

À la veille du procès, Charlie Hebdo a pour sa part décidé de republier les caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des terroristes. "Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais", écrit le directeur de l'hebdomadaire, Riss, dans ce numéro en kiosques aujourd'hui.

Qui sont les 14 accusés?

Quatorze personnes sont poursuivies, soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des tueries qui ont fait 17 morts, entre le 7 et le 9 janvier 2015. Nous détaillons leur parcours dans cet article.

Quel rôle ont-ils joué? Que savaient-ils des attaques? Jusqu'au 10 novembre, la cour d'assises va s'efforcer de discerner le degré de responsabilité de chacun dans la préparation des attentats.

Trois d'entre eux manqueront cependant à l'appel et seront jugés par défaut: Hayat Boumeddiene, compagne de Coulibaly et figure du jihadisme féminin, et les frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne.

Un procès historique

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré au procès des attentats de janvier 2015. Cinq ans après les attaques menées contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, 14 accusés sont jugés à partir de ce mercredi à Paris.

Durant deux mois et demi, 150 témoins et experts vont se succéder devant la cour d'assises spéciale, chargée de juger ces attentats. La première journée de ce procès hors norme débutera à 10 heures.

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