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Décès aux urgences de Lariboisière: la patiente a succombé à un oedème pulmonaire

L'hôpital Lariboisière à Paris

L'hôpital Lariboisière à Paris - THOMAS SAMSON / AFP

Selon un premier rapport d'autopsie, la patiente retrouvée morte aux urgences de l'hôpital Lariboisière est morte des suites d'un oedème pulmonaire.

Les circonstances de la mort d'une patiente au sein des urgences de Lariboisière se précisent. Retrouvée morte sur un brancard en décembre, près de 12 heures après son admission aux urgences, elle a succombé à un oedème pulmonaire, selon les conclusions du premier rapport d'autopsie consultées jeudi par l'AFP.

Agée de 55 ans, la patiente est morte "d'une défaillance respiratoire aigüe secondaire à un oedème pulmonaire (...) dans un contexte d'érythème diffus des téguments (rougeurs sur le corps, ndlr) pouvant faire évoquer une cause septique", écrit l'expert dans son rapport, demandant des examens complémentaires.

Pour l'avocat de la famille, "elle aurait pu être sauvée"

"L'autopsie confirme qu'elle est morte d'une détresse respiratoire", a commenté pour l'AFP Eddy Arneton, l'avocat de la famille de la patiente, qui a déposé plainte le 14 janvier pour "homicide involontaire" et "non-assistance à personne en danger".

"Quelqu'un qui étouffe sur un brancard, dans une longue agonie, cela fait du bruit. Il est évident que si un médecin s'était approché d'elle à ce moment-là, elle aurait pu être sauvée", a-t-il ajouté.

"La famille demande qu'un juge d'instruction soit saisi pour 'homicide involontaire'" à la place du parquet de Paris, dont l'enquête préliminaire pour "recherches en cause de la mort" se poursuit, a précisé l'avocat.

Des dysfonctionnements reconnus

Au terme d'une enquête interne, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France ont de leur côté reconnu à la mi-janvier une "série de dysfonctionnements", comme la "surveillance" défaillante de la patiente, son "identification" erronée ou encore un "délai de prise en charge très important", sur fond de sous-effectif chronique.

Souffrant de céphalées et de douleurs aux mollets, la patiente avait été déposée aux urgences de Lariboisière par les pompiers à 18h40, le 17 décembre, puis reçue et orientée vers une salle d'attente par une infirmière, dans des conditions conformes "aux procédures du service et aux recommandations nationales", selon l'AP-HP.

Appelée pour la première fois vers minuit, la patiente, qui n'a jamais répondu, a été considérée comme partie à 1h18 puis retrouvée morte à 6h20.