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Dans l'attente de son procès, Georges Tron se dit prêt à comparaître

Georges Tron présentait ses voeux à ses administrés à Draveil.

Georges Tron présentait ses voeux à ses administrés à Draveil. - Capture BFMTV

DOCUMENT BFMTV - Le maire de Draveil s'exprime pour la première fois depuis le renvoi de son procès pour viols et agressions sexuelles le 15 décembre.

Après plusieurs jours d'audience dans un climat délétère, le procès de Georges Tron devant les assises, qui devait se tenir jusqu'au 22 décembre, a été renvoyé le 15 décembre dernier. L'ancien secrétaire d'Etat et maire de Draveil dans l'Essonne est accusé par deux ex-employées municipales de viols et d'agressions sexuelles avec la participation de son ex-adjointe, Brigitte Gruel.

Le procès, renvoyé à une date ultérieure, n'est pas encore fixé. Silencieux depuis plusieurs semaines, Georges Tron, qui présentait samedi soir ses voeux à ses administrés, a pris la parole sur BFMTV pour commenter le renvoi. Il avait été décidé après une requête de la défense, qui disait vouloir "soulager" le président de la cour, critiqué pour sa conduite des débats.

Pas de "soulagement" 

"Je n'ai vécu en aucun cas comme un soulagement une décision qui était totalement extérieure à ma volonté. Je n'ai rien exprimé du tout, je n'ai rien demandé du tout", assure l'élu, malgré la demande de renvoi initialement faite par ses avocats. 
"J’ai assisté presque passivement à un incident qui était provoqué par des choses qui dépassent à mon sens toute forme de compréhension. Le président a considéré qu’il y avait des événements qui ne permettaient plus de pouvoir remplir sa mission dans de bonnes conditions", a-t-il ajouté.

Le 15 décembre, le président de la cour avait indiqué que le renvoi était dû à l'impossibilité que le procès se déroule dans les délais impartis.

C.V.