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Condé-sur-Sarthe: Nicole Belloubet dit avoir saisi l'inspection générale de la Justice

Nicole Belloubet ce mardi soir à la prison de Condé-sur-Sarthe.

Nicole Belloubet ce mardi soir à la prison de Condé-sur-Sarthe. - BFMTV

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, s'est rendue ce mardi soir dans la prison de l'Orne où ont été agressés deux surveillants pénitentiaires au couteau, plus tôt dans la journée.

La garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est rendue ce mardi soir à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, où deux surveillants pénitentiaires ont été agressés dans la matinée par un détenu radicalisé. Ce dernier a finalement été interpellé dans la soirée à l'issue d'un assaut du Raid. Sa compagne est morte des suites de ses blessures. 

"J'ai été extrêmement choquée par cette agression lâche, terroriste qui a conduit deux de nos surveillants à être grièvement blessés et profondément choqués", a déclaré la ministre de la Justice face à la presse, indiquant que "tout serait mis en oeuvre pour que nous puissions trouver les raisons ayant conduit à cette situation".

Une mission d'inspection de la Justice lancée

Nicole Belloubet a expliqué avoir ordonné, "dès ce matin", le lancement d'une mission d'inspection générale de la Justice, afin de répondre aux zones d'ombre de cette affaire. "J'ai demandé à ce que ce rapport me soit remis dans un mois précisément", a précisé Nicole Belloubet.

La ministre de la Justice a dit avoir pu parler, avant qu'il n'aille au bloc opératoire, à l'un des deux surveillants ayant été blessés lors de l'agression ce mardi. "Il était terriblement choqué", a-t-elle commenté. 

Deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne ont été agressés par un détenu radicalisé muni d'un couteau en céramique. L'un des deux agents a été plus grièvement atteint. Tous deux hospitalisés, pour des blessures au ventre et au visage, leur pronostic vital n’est pas engagé. Quant au terroriste et à sa compagne, ils ont été interpellés et blessés par le RAID dans la soirée. La femme est morte de ses blessures. 

Jeanne Bulant