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Colis piégé au FMI: la police grecque soupçonne des anarchistes grecs

INFO BFMTV - Le colis piégé envoyé au siège européen du FMI à Paris, qui a blessé une personne ce jeudi, a été posté avec des timbres grecs. D'après la police grecque, des anarchistes hellènes seraient à l'origine du colis piégé au FMI.

Révélations dans l'enquête sur le colis piégé qui a explosé ce jeudi dans les locaux parisiens de la représentation en France du FMI, blessant une personne aux mains et au visage. D'après nos informations, le pli avait été envoyé avec des timbres grecs et donc a pu être envoyé depuis la Grèce.

D'après la police grecque, des anarchistes seraient à l'origine du colis piégé. Le groupe anarchiste Conspiration des cellules de feu "serait vraisemblablement à l'origine" de l'envoi du colis piégé ayant explosé jeudi au siège du FMI à Paris, faisant un blessé, a indiqué à l'AFP une source policière grecque.

Peu avant midi, l'explosion du colis piégé a blessé une assistante de direction qui était en train de l'ouvrir. Elle a été touchée aux mains et au visage par des éclats venant d'un engin pyrotechnique, qui n'était donc pas une bombe. 

Possible lien avec la lettre piégée envoyée en Allemagne

Le ministre adjoint grec de la Protection civile Nikos Toskas a été informé par les autorités françaises que le colis envoyé au FMI avait été expédié d'Athènes, comme celui envoyé au ministère allemand des Finances, à Berlin. Or ce premier envoi a été revendiqué jeudi matin par le groupe anarchiste Conspiration des cellules de feu. 

Les enquêteurs cherchent à confirmer le lien entre ce colis piégé et la lettre, piégée elle aussi, envoyée mercredi en Allemagne, et qui venait de Grèce.

Enquête en cours en Grèce

Selon les médias grecs, une investigation est en cours à la société de sous-traitants chargée de contrôler les colis de La Poste grecque partant pour l'étranger.

Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête en flagrance, notamment ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Hollande évoque "un attentat"

Christine Lagarde, la patronne du FMI, a condamné un "acte de violence lâche". Cette attaque "ne doit pas nous faire dévier de ce que nous avons à faire en tant qu'institution et à servir la communauté comme nous sommes engagés à le faire", a-t-elle ajouté dans l'après-midi lors d'un sommet économique à Francfort.

Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale dont les locaux parisiens se trouvent dans le même immeuble que le FMI, a exprimé son "choc profond" face à cet "acte de violence".

"Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot face à un colis piégé", a immédiatement réagi François Hollande, en marge d'un déplacement à Toulon. Dans l'après-midi, évoquant cette fois "une forme d'attentat", il a pointé "une ressemblance" avec le colis piégé découvert la veille à Berlin.

Charlie Vandekerkhove avec Cécile Ollivier et AFP