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Ce que l'on sait de l'attaque de Strasbourg

Trois personnes ont été tuées et treize autres blessées mardi soir à Strasbourg, aux abords du marché de Noël. Le tireur est toujours en fuite.

Un homme a ouvert le feu à plusieurs mardi soir vers 19h50 dans le centre-ville de Strasbourg aux abords du marché de Noël. Il a "semé la terreur (...) sur trois points de la ville", a rapporté le ministre de l'Intérieur cette nuit.

  • Le bilan humain

Arrivant par le pont du Corbeau avant de se diriger vers la rue des Orfèvres, le tireur a tué trois personnes et en a blessé treize autres. Le bilan humain pourrait s'alourdir, huit étant en urgence absolue selon la préfecture. 

  • La fuite

Selon des sources policières, un militaire de l'opération Sentinelle a tenté de le neutraliser l'agresseur qui a pris la fuite. "Les militaires de la force Sentinelle ont fait usage de leur armes pour tenter d'intercepter l'assaillant. Entre 20h20 et 21h il s'est confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs", a précisé Christophe Castaner. Un soldat Sentinelle a été légèrement blessé à la main par le ricochet d'un tir de l'assaillant.

Il a ensuite disparu ensuite en s'engouffrant dans un taxi, dont le chauffeur -indemne- dira ensuite aux autorités que le tireur est blessé au bras gauche, selon des sources policières à BFMTV. Il est descendu à proximité du commissariat de police.

A 20h45, une perquisition a eu lieu dans le quartier de Neudorf à Strasbourg, sans succès. Quelque 420 policiers et 200 gendarmes sont mobilisés pour retrouver l'assaillant. Le secrétaire d'Etat a assuré ce mercredi que la "traque" était toujours "en cours".

"Immédiatement (après les meurtres, NDLR), le bouclage des frontières a été assuré, de même qu'un bouclage périmétrique a été mis en place autour de Strasbourg", a-t-il précisé. Malgré cela, "il n'est pas exclu que le tireur ait quitté le territoire français". 
  • Le profil du tireur présumé

L'agresseur présumé a été rapidement identifié comme un Français de 29 ans originaire de Strasbourg. Fiché S pour radicalisation, le suspect est surtout connu des services de police pour des faits de droit commun, en France et en Allemagne.

Selon une source proche de l'enquête à BFMTV, il devait d'ailleurs être interpellé mardi matin pour tentative d'homicide en lien avec un braquage à l'été 2018. Les gendarmes, accompagnés de la DGSI, sont venus perquisitionner son domicile. Ils y ont trouvé un pistolet 22 long rifle et une grenade

  • Le point sur l'enquête

La section antiterroriste du parquet de Paris a estimé les indices suffisants pour ouvrir une enquête pour "assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste". Le plan Vigipirate a été élevé au niveau "urgence attentat" avec un "contrôle renforcé aux frontières".

Le procureur de la République de Paris, chargé des affaires antiterroristes en l'absence d'un parquet national, doit donner une conférence de presse à 12h ce mercredi. 

  • La prise en charge des témoins

Le marché de Noël restera fermé ce mercredi et les spectacles et festivités sont annulés. Les cours sont annulés dans les établissements de la ville mais les écoles restent ouvertes afin d'accueillir les élèves.

Une cellule psychologique a été installée à la Chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg dans un premier temps. Les derniers témoins en sont partis ce matin.

Deux gymnases ont été aménagés pour accueillir des personnes ne pouvant rentrer chez elles ou des touristes coincés. Un accueil a également été mis en place à la gare pour les voyageurs n'ayant pas pu prendre de train et s'étant retrouvées bloquées pour la nuit.

Liv Audigane avec le service police justice