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Carlton de Lille: DSK a répondu aux questions sur sa garçonnière

Dominique Strauss-Kahn, mercredi, au second jour de son audition face à la cour, dans le procès du Carlton de Lille.

Dominique Strauss-Kahn, mercredi, au second jour de son audition face à la cour, dans le procès du Carlton de Lille. - Philippe Huguen - AFP

C'était la dernière matinée d'audience pour Dominique Strauss-Kahn, assis sur le banc des prévenus au procès du Carlton de Lille. Revivez ici les événements marquants de sa déposition à la barre.

Dominique Strauss-Kahn affronte pour la dernière fois de ce procès les autres protagonistes de l'affaire à la barre, prévenus comme anciennes prostituées, qui se sont constituées partie civile. Durant les deux premiers jours de son audition, DSK a soutenu fermement qu'il ne savait pas que les jeunes femmes qu'il rencontrait lors de soirées libertines étaient rémunérées pour avoir des relations avec lui.

11h05 - DSK "sauvé"? 

L'ancien patron du FMI, dont les avocats n'ont pas répondu à la presse, devrait assister aux plaidoiries et au réquisitoire la semaine prochaine.

10h54 - L'audition de DSK s'achève 

Les SMS et l'appartement sont pourtant les éléments à charge contre Dominique Strauss-Kahn mais le président n'a pas posé beaucoup de questions constatent les journalistes présents dans le tribunal.

10h30 - La garçonnière de DSK

Le président s'intéresse désormais à l'appartement de Dominique Strauss-Kahn avenue d'Iéna, dans le chic 16ème arrondissement de Paris. Un petit appartement luxueux de 45 m2, dont il était le locataire. Les juges d'instruction accusent DSK de "l'avoir mis à disposition pour des rencontres sexuelles rémunérées", une infraction visée par l'article 225-10 du Code Pénal, qui punit de 10 ans d'emprisonnement "le fait par quiconque de vendre ou de tenir à la disposition d'une ou de plusieurs personnes des locaux ou emplacements non utilisés par le public, en sachant qu'elles s'y livreront à la prostitution".

"Comme j'étais marié, j'ai demandé a un ami de mettre le bail à son nom. C'est d'une simplicité biblique", se défend DSK.

10h00 - "On aurait mieux fait de s'appeler"

A la barre, l'air un peu las, DSK fait sourire la cour, quand le président lui fait remarquer qu'il envoie beaucoup de SMS. "C'est vrai. Parfois, on se dit qu'on aurait mieux fait de se parler par téléphone". Plus sérieusement, ses nombreuses questions sur l'identité et le nombre de filles qui les accompagneront avant différentes soirées prouvent une chose selon lui: il n'en était pas l'organisateur, contrairement à Fabrice Paszkowski. "Ces soirées m'étaient proposées, point."

09h50 - Les SMS passés au crible

DSK a pris la place de Virginie Dufour, qui s'est rassise. Le président s'intéresse désormais aux textos échangés entre l'ancien patron du FMI, et l'entrepreneur Fabrice Paszkowski, 37 au total. En juin 2009, DSK écrivait ainsi: "Peux-tu ou veux-tu découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel?". En garde à vue, il avait reconnu que le terme "matériel" désignait les femmes, un vocabulaire "pas très sophistiqué", admettait-il à l'époque.

09h40 - Virginie Dufour à la barre

La compagne de Fabrice Paszkowski est entendue la première, et revient sur le voyage à Washington avec des prostituées. Elle non plus ne "connaissait pas" leur statut, affirme-t-elle. "On m'a dit que c'était des secrétaires d'Eiffage" (David Roquet dirigeait une filière d'Eiffage, ndlr). "Je ne pensais pas qu'ils avaient besoin de payer pour avoir des filles..."

09h30 - Les soirées avenue d'Iéna

C'est l'ultime ligne droite pour DSK, qui va être auditionné pour la dernière fois dans ce procès jeudi matin. Le président va l'interroger sur trois soirées "libertines" organisées dans une garçonnière avenue d'Iéna, dont Dominique Strauss-Kahn était le locataire, selon l'enquête menée par les juges d'instruction. L'existence de cet appartement pourrait être accablant pour DSK, et considéré comme une "aide à la prostitution".

A. G.