BFMTV

Besançon: 3 personnes en garde à vue pour une bagarre en marge d'une manifestation des gilets jaunes

2000 personnes ont manifesté à Reims, où des tensions ont éclaté en marge du cortège.

2000 personnes ont manifesté à Reims, où des tensions ont éclaté en marge du cortège. - FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Trois personnes, dont deux journalistes de la presse régionale, ont été placées en garde à vue à la suite d'une bagarre qui avait éclaté en marge d'un rassemblement des gilets jaunes.

Trois personnes, dont deux journalistes de médias locaux, ont été placées en garde à vue, ce lundi à Besançon, pour des coups portés sur un passant en marge d'une manifestation des gilets jaunes en avril, a appris l'AFP de sources concordantes. Ces trois personnes sont suspectées de violences en réunion sur un passant, a indiqué le procureur de la République à Besançon, Etienne Manteaux.

Le samedi 13 avril, un homme en état d'ébriété avait agressé le correspondant du média bisontin Radio BIP, lors de l'acte 22 des gilets jaunes, a précisé une source policière. Ce correspondant avait réagi en frappant l'homme alcoolisé et une bagarre s'en était suivie, impliquant un correspondant d'un autre média, Factuel.info, et une autre personne.

L'agresseur du correspondant de Radio BIP avait été rapidement interpellé et placé en cellule de dégrisement. Les images de vidéosurveillance avaient permis d'identifier trois personnes qui lui avaient porté des coups, a encore expliqué la source policière.

Dans un communiqué commun, Factuel.info et Radio BIP/Média25 ont affirmé lundi leur volonté de "ne pas se laisser intimider" par ces placements en garde à vue. "Dans un contexte où la presse indépendante est en première ligne pour couvrir les manifestations et les mouvements sociaux, relevant notamment les violences policières, il n'est pas anodin que deux de ses contributeurs soient l'objet de mesures répressives", écrivent-ils.

Ils soulignent avoir depuis le début du mouvement des gilets jaunes documenté les violences policières commises, notamment "en filmant un coup de matraque gratuit assené par un policier sur la tête d'un manifestant pacifique qui lui tournait le dos, le 30 mars". L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie dans cette affaire.

Aude Solente avec AFP