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Benalla saisit la justice afin d'obtenir la nullité des enregistrements compromettants de Mediapart

Alexandre Benalla, à sa sortie de détention provisoire le 26 février 2019.

Alexandre Benalla, à sa sortie de détention provisoire le 26 février 2019. - JACQUES DEMARTHON / AFP

L'ancien proche d'Emmanuel Macron invoque la loyauté de ces pièces, qu'il souhaite voir disparaître du dossier d'instruction.

L’ancien chargé de mission auprès de l’Elysée, Alexandre Benalla, a décidé de saisir la justice afin d’obtenir la nullité des sept enregistrements compromettants diffusés par Mediapart dans le dossier de l’affaire qui porte son nom, a appris BFMTV, confirmant une information initiale de 20 Minutes. D'après nos informations, la procédure aura lieu le 4 février prochain à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Pour ce, l’ancien proche d’Emmanuel Macron a décidé d’invoquer l’article 427 du code de procédure pénale, et d’ainsi remettre en cause la loyauté de la preuve. Jusqu’à présent, le média a, sous couvert de la protection des sources, refusé d’expliquer d’où provenaient ces fameux enregistrements.

"Au-delà des arguties juridiques, cela montre que ces enregistrements sont embarrassants pour lui. Notamment celui sur le contrat russe", a expliqué à 20 Minutes le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi. 

Conversation avec Crase et non respect du contrôle judiciaire

En février 2019, Alexandre Benalla avait déjà porté plainte après la diffusion de ces documents. La conversation avec son ami Vincent Crase captée par ces enregistrements portait notamment sur le soutien d'Emmanuel Macron dans l'affaire des violences du 1er-Mai. De son côté, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et sur les conditions d'enregistrement de cette conversation.

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été mis en examen le 22 juillet 2018, pour "violences en réunion", en marge des manifestations du 1er-Mai, point de départ de l'affaire. Comme le prouvaient ces enregistrements, ils avaient violé leur contrôle judiciaire, qui leur interdisait tout contact. 

Cécile Danré avec Hugo Septier