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Avocats surveillés: Nicolas Sarkozy demande le respect de "l'Etat de droit"

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy - Pascal Pochard-Casabianc

Selon Le Point, le parquet national financier aurait enquêté, entre 2014 et 2049, en vue d''identifier "l'éventuelle taupe" qui aurait informé l'ancien chef de l'Etat et son avocat qu'il était sur écoute.

L'ancien président Nicolas Sarkozy a demandé que soit respecté "l'Etat de droit", à la lumière des dernières révélations du Point confirmées par BFMTV. Ce jeudi, l'hebdomadaire a dévoilé que le parquet national financier avait enquêté en vain entre 2014 et 2019 sur des ténors du barreau de Paris afin d'identifier l'éventuelle "taupe" qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans le cadre de "l'affaire des écoutes".

En réaction aux révélations du Point, je n’exprime qu’une seule demande: le respect de l’Etat de droit. En conséquence, toute la vérité doit être établie sur les circonstances qui ont permis cette invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements", a tweeté l'ex-chef de l'Etat ce jeudi.

Nicolas Sarkozy sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris en octobre prochain pour corruption dans l'affaire des écoutes. Il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de son avocat Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l'affaire Bettencourt (soldée pour lui par un non-lieu en 2013) et ce, en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV