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Au procès des implants mammaires PIP, la parole est à la défense

Jean-Claude Mas, le principal prévenu, à son arrivée à l'audience à Marseille mardi.

Jean-Claude Mas, le principal prévenu, à son arrivée à l'audience à Marseille mardi. - -

Les plaidoiries de la défense ont débuté mercredi avec une première demande de relaxe pour Hannelore Font, la directrice qualité de l'entreprise varoise.

Après les réquisitions, place à la défense dans le procès de l'affaire des implants mammaires frauduleux PIP. Mercredi après-midi à Marseille, les plaidoiries ont débuté avec une première relaxe demandée par l'un des avocats des cinq prévenus.

Mardi, le procureur de la République Jacques Dallest avait requis quatre ans de prison ferme à l'encontre du principal prévenu, Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise Poly Implant Prothese (PIP). Celui-ci comparaît devant le tribunal correctionnel avec quatre autres cadres de l'entreprise pour "tromperie aggravée" et "escroquerie".

"Celle qui allumait la mèche"

Premier à s'exprimer, l'avocat de Hannelore Font, l'ancienne directrice qualité de PIP, a assuré que sa cliente était "arrivé à 22 ans dans un milieu déjà pourri". À ce moment-là, "tout le monde savait déjà depuis trois ans" que les prothèses fabriquées dans l'entreprise étaient remplies d'un gel non conforme pour limiter les coûts, au mépris de la santé des porteuses.

Me Jean Boudot a également mis en avant les efforts de sa cliente à reprendre l'usage du gel certifié Nusil pour le remplissage des implants, à la place du gel de silicone maison. Il a conclu sa plaidoirie en demandant la relaxe.

Un point de vue que ne partageait pas le procureur Jacques Dallest. Mardi, le représentant du parquet a demandé deux ans de prison ferme à l'encontre de Hannelore Font, présentée comme "celle qui allumait la mèche lente qui allait exploser chez les porteuses".

L'avocat de Mas doit plaider vendredi

Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre dans l'après-midi avec Me Hélène Bourdelois qui défend l'ancien responsable de la Recherche et Développement, Thierry Brinon.

Enfin, Me Roland Rodriguez plaidera pour Loïc Gossart, l'ancien directeur de la production, présenté par le procureur comme "le fabricant sans état d'âme aux regrets tardifs". L'avocat de Jean-Claude Mas, Me Yves Haddad, clôturera les arguments de la défense vendredi.


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