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Attentats de janvier 2015: un accusé malade, le procès suspendu jusqu'à ce vendredi

Croquis d'audience montrant les accusés  et leurs avocats, lors de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020 à Paris

Croquis d'audience montrant les accusés et leurs avocats, lors de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020 à Paris - Benoit PEYRUCQ © 2019 AFP

La 17e journée d'audience au procès sur les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hypercacher a dû être interrompue dans la matinée après qu'un des accusés présente des symptômes évocateurs du Covid-19.

Après un peu plus d'une heure d'audience, la 17e journée du procès sur les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hypercacher a dû être interrompue. Une décision prise peu avant 11 heures après qu'un accusé a vomi dans le box. Le président de la cour d'assises spéciale n'a eu d'autre choix que de repousser les débats à 13 heures. Avant d'annoncer que le procès ne reprendrait finalement que vendredi matin.

Test

Tout s'est passé très vite. Alors que la cour est en train de visionner la vidéo de revendication de l'attentat contre Charlie Hebdo par Aqpa, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l'un des onze accusés, Nezar Pastor Alwatik, est pris de vomissement. L'homme tousse et le policier qui l'escorte fait savoir qu'il semble fiévreux.

"L'accusé va voir un médecin. L'audience est suspendue pour savoir exactement de quoi il s'agit", informe alors Régis de Jorna, le président de la cour d'assises spéciales, avant de préciser à la reprise éphémère de l'audience qu'il avait été renvoyé vers sa maison d'arrêt pour une consultation médicale et notamment se faire tester.

Son avocate Marie Dosé a réclamé qu'un test Covid-19 soit réalisé. D'autant que selon l'avocate et sa consœur Me Daphné Pugliesi, qui défend Amar Ramdani, aucun des accusés n'a été testé avant le procès.

Mise en garde

Chaque jour, dix des onze sont installés, en respectant un mètre de distance, dans deux box vitrés distincts - le dernier comparaissant libre. Ils sont entourés chacun de policiers pour les escorter. S'ils sont masqués, ils partagent la salle de dépôt et les fourgons pour les amener au tribunal et les ramener le soir à leur prison respective.

Au début du procès, une mise en garde avait été faite par plusieurs parties sur un risque de contamination alors que accusés, avocats, magistrats, parties civiles et témoins sont regroupés dans la même salle d'audience. D'autant qu'une dérogation a été accordée pour que accusés, parties civiles et avocats puissent retirer leur masque lorsqu'ils s'expriment longuement.

"Si un seul de nous est contaminé, le procès sera suspendu", a prévenu Me Christian Saint-Palais, avocat de l'un des accusés, assurant qu'il "n'accepterait pas" que la détention provisoire de son client "perdure".
https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV