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Attentat de Nice: les cinq suspects mis en examen et écroués

Le camion qui a servi à l'attentat sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016.

Le camion qui a servi à l'attentat sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. - Valery Hache - AFP

Cinq suspects, en contact avec le tueur avant l'attentat de Nice, ont été mis en examen jeudi soir par des juges antiterroristes et placés en détention provisoire, a indiqué le parquet de Paris.

Le volet judiciaire de l'attentat de Nice a avancé jeudi soir avec la mise en examen et le placement en détention provisoire de cinq personnes - quatre hommes âgés de 21 à 40 ans et une femme de 42 ans - ayant été en contact avec le tueur avant l'attentat de Nice qui a fait 84 morts et 331 blessés.

L'enquête révèle une préparation de longue date, un acte "mûri" pendant plusieurs mois avec des "complicités" et des "soutiens", selon le procureur de Paris, François Molins.

Chokri C., Mohamed Oualid G. et Ramzi A. sont poursuivis pour "complicité d'assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste".

Ramzi A. est aussi mis en examen pour "infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste", comme un couple d'Albanais, Artan H. et Enkeledja Z. 

Ces trois derniers suspects sont soupçonnés d'avoir participé à la fourniture du pistolet avec lequel Lahouaiej Bouhlel a tiré sur des policiers avant d'être abattu.

La préméditation formellement établie

Des "avancées notables" dans les investigations ont permis de "confirmer le caractère prémédité du passage à l'acte" du chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, "mais également d'établir qu'il avait pu bénéficier de soutiens et de complicités dans la préparation et la commission de son acte criminel", avait relevé un peu plus tôt François Molins.

  • Mercredi, une kalachnikov a été saisie dans une cave à Nice lors d'une perquisition en lien avec Ramzi A. "On ne sait pas encore à quoi elle était destinée", avait-il précisé.

e procureur a également fait état de clichés de foule pris par Lahouaiej Bouhlel notamment lors des feux d'artifice des 14 juillet et 15 août 2015, et de nombreux échanges téléphoniques -parfois explicites- avec certains suspects, qui viennent "corroborer cette préméditation".

V.R. avec AFP