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Attaque à la Préfecture: des vidéos de décapitation et une liste de noms de policiers retrouvées dans le bureau de l'assaillant

L'homme de 45 ans a poignardé à mort quatre de ses collègues à la Préfecture de police de Paris jeudi dernier.

Une clef USB contenant des vidéos de décapitation a été retrouvée dans le bureau de l'auteur de l'attaque à la Préfecture de police, a appris BFMTV lundi, confirmant une information du Parisien. Une liste de noms de policiers a également été retrouvée sur cette clé USB, toujours d'après des sources concordantes.

Le parquet antiterroriste saisi

Cet agent administratif de 45 ans a tué quatre fonctionnaires de police à l'arme blanche jeudi dernier au sein de la préfecture de police de Paris, où il travaillait depuis vingt ans.

Ces éléments viennent étayer la thèse d'une radicalisation de l'assaillant. Comme plusieurs de ses collègues, Mickaël Harpon était habilité secret défense, c'est-à-dire qu'il avait accès à des informations pouvant nuire à la défense nationale. 

Un rapport issu de cette même préfecture, datant de 2015 et resté lettre morte, révèle que les collègues de Mickaël Harpon avaient déjà décelé chez lui des signaux de radicalisation. L'un d'eux déclarait par exemple s'être vivement querellé avec Mickaël Harpon au sujet des attentats de Charlie Hebdo, que l'intéressé avait alors légitimé.

Le secrétaire général Unité SGP Police FO, interrogé ce lundi soir sur notre antenne, a réclamé à ce que les fonctionnaires de police concernés par ce listing en soient informées par "le procureur en charge de l'antiterrorisme". Il demande également que "des mesures de protection" soient mises en place "sans délai" pour ces policiers.

"On ne peut pas laisser 1.000 fonctionnaires baignés dans autant d'incertitudes", a ajouté Yves Lefebvre, précisant que ces policiers "craign(aient) énormément pour eux et pour leurs familles".

Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête au lendemain de l'attaque, au vu de l'exploitation du téléphone de l'assaillant et de ses derniers échanges téléphoniques. Après 70 heures d'auditions, son épouse est ressortie libre de sa garde à vue. Celle-ci a confié aux policiers s'être inquiétée du comportement étrange de son mari la veille de l'attaque. 

Sarah-Lou Cohen, avec Jeanne Bulant