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Après avoir purgé sa peine, Christian Quesada est sorti de prison

Christian Quesada a gagné 809.392 euros dans l'émission "Les 12 coups de midi" sur TF1.

Christian Quesada a gagné 809.392 euros dans l'émission "Les 12 coups de midi" sur TF1. - BFMTV

Le champion du jeu télévisé "Les 12 Coups de Midi" avait été condamné en avril 2020 à trois ans de prison pour "corruption de mineurs", "détention et diffusion d’images pédopornographiques". 

Le champion du jeu télévisé de TF1 "Les 12 Coups de Midi" Christian Quesada est désormais libre. Il a quitté la prison de Bourg-en-Bresse après avoir purgé sa peine pour "corruption de mineurs", "détention et diffusion d’images pédopornographiques", a fait savoir le procureur de Bourg-en-Bresse au Progrès.

"Je peux confirmer qu'il est sorti de prison. Des crédits de peines exceptionnels peuvent en effet être accordés aux détenus selon les démarches de soins ou de réinsertion entreprises en prison", a déclaré ce jeudi à nos confrères le magistrat Christophe Rode.

Inscrit au fichier des délinquants sexuels

En avril 2020, Christian Quesada, 56 ans, a été condamné à trois ans de prison et cinq ans de suivi socio-judiciaire, avec trois ans d’emprisonnement supplémentaire en cas de non-respect de celui-ci. L'ancienne star du jeu télévisé avait déjà effectué une partie de sa peine avant d'être condamné, puisqu'il avait été placé en détention provisoire en mars 2019.

Par le système de remise des peines, celui qui était surnommé "le professeur" à la télévision a donc effectué en deux ans l'intégralité de sa peine. Il reste toutefois surveillé par la justice, puisque Christian Quesada doit respecter son suivi socio-judiciaire et est désormais inscrit au FIJAIS, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Une plainte en 2019

Christian Quesada a marqué les téléspectateurs en 2016 et 2017 en enchaînant près de 200 participations à l'émission "Les 12 Coups de Midi". À l'antenne quotidiennement pendant six mois, il avait gagné plus de 800.000 euros, dont une partie en cadeaux.

Mais en 2019, une plainte avait été déposée par une jeune fille mineure qui expliquait avoir dialogué sur internet avec un garçon se faisant passer pour un mineur et lui demandant de se dévêtir, de lui envoyer des photos dévêtues, et lui faisant des propositions ouvertement sexuelles. 

Un procès à huis clos, sans avocat

Par la suite, des centaines d'images et vidéos compromettantes de mineurs et d'enfants subissant des viols et agressions sexuelles, qu'il échangeait avec d'autres internautes, avaient été retrouvées sur ses ordinateurs.

Son procès, qui s'est tenu à Bourg-en-Bresse (Ain) lors du premier confinement, s'était déroulé dans des conditions singulières. L'audience s’était déroulée à huis clos et par visioconférence en raison de l’état d’urgence sanitaire lié au Covid-19.

Christian Quesada n’était pas non plus assisté d’un avocat, ce dernier ayant choisi d'arrêter sa défense à cause de "divergences". Seuls trois juges, un procureur et un greffier étaient donc présents.

Esther Paolini Journaliste BFMTV