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Angoulême: une femme poignardée par son ex-mari, condamné pour violences conjugales

La victime a été transportée dans un état critique au CHU de Poitiers. (Photo d'illustration)

La victime a été transportée dans un état critique au CHU de Poitiers. (Photo d'illustration) - Loïc Venance - AFP

Une femme a été poignardée samedi dernier par son ex-compagnon en pleine rue à Angoulême, sous les yeux de sa fille. Toujours hospitalisée à Poitiers, la victime avait déjà porté plainte trois fois contre son agresseur pour harcèlement.

Il est près de 21h samedi dernier quand Houria, une femme de 34 ans, est poignardée à plusieurs reprises en pleine rue dans le centre-ville d'Angoulême, en Charente, sous les yeux de sa fille de 13 ans. L'agresseur présumé est son ex-compagnon, un Algérien de 41 ans déjà condamné pour violences conjugales selon nos informations. 

L'individu est interpellé vers minuit samedi soir, puis mis en examen lundi pour "tentative d'assassinat sur conjoint" selon Le Parisien et écroué. Selon nos informations, il n'a exprimé aucun regret lors de sa garde à vue. 

Condamné plusieurs fois pour des délits, il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) par la préfecture de Charente, après son interpellation pour un vol le 11 juin dernier.

"J'avais pris cette décision, qui impliquait un placement en rétention, en raison de la montée en puissance d’une violence extrême", a expliqué le préfet de la Charente au Parisien, au courant de la situation de son ex-compagne. 

En situation irrégulière, le suspect avait été conduit dans un centre de rétention administrative à Bordeaux en attendant une décision d'expulsion. 

Libéré le 15 juin pour vice de forme

Il avait finalement été libéré le 15 juin, au motif que les forces de l'ordre avaient tardé à transmettre à la justice la demande prolongation en rétention. Selon la préfecture interrogée par BFMTV, le parquet n’avait pas été informé immédiatement, comme le veut la loi, car l’homme avait eu un comportement violent en apprenant la nouvelle. Les policiers n’avaient transmis la notification qu'1h30 plus tard. 

Moins de dix jours après sa remise en liberté, l'individu déjà condamné pour violences conjugales s'en est pris à son ex-compagne, une mère de trois enfants hébergée depuis août 2017 au Centre communal d'action sociale (CCAS) d'Angoulême. 

Marlène Schiappa avait rencontré Houria en novembre dernier et avait "personnellement demandé au préfet d'accélérer ses démarches", précisait hier sur Twitter la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle doit se rendre ce mardi après-midi à Poitiers, afin de se rendre au chevet de la victime, qui se trouve toujours dans le coma selon Charente Libre

L.A., avec le service police-justice de BFMTV